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Institut Confucius d’Orléans : entre assurances et méfiances

Institut Confucius d’Orléans : entre assurances et méfiances

Gaëla Messerli
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Derrière les murs de l’Hôtel Dupanloup, on trouve notamment, depuis un an, l’Institut Confucius d’Orléans. Accueillie par son directeur français Guillaume Giroir, professeur de géographie de la Chine à l’Université d’Orléans et la directrice chinoise Feng Zhang, professeure associée de littérature comparée de l’université CSU, la question de l’actualité brûlante des instituts Confucius (lire notre encadré) est rapidement balayée. « Nous ne sommes pas une ambassade, nous ne faisons pas de politique », répond Guillaume Giroir. Il faut dire, en plus, que l’institut orléanais est particulier, car « c‘est un service commun de l’université d’Orléans, au même titre que l’université du temps libre. Nous sommes donc soumis aux mêmes règles », insiste Guillaume Giroir. Il existe en effet deux types d’instituts Confucius, ceux associatifs et ceux portés par une université. Sur les 18 instituts français, seulement cinq sont liés à une université.

Mais derrière ce mariage orléano-chinois qui parfois fait débat, il y a des élèves. L’an dernier, ils ont été 85, âgés de 6 à 76 ans, à s’inscrire. « Nous avons eu beaucoup de familles, d’où l’idée de proposer, d’ailleurs, des tarifs préférentiels à partir de deux personnes. Pendant le confinement, nous avons pu assurer les cours à distance avec très peu de décrochage », expliquent les deux directeurs qui ont géré cette année un peu particulière d’installation de l’Institut. Confinée en France avec sa fille, Feng Zhang, la directrice chinoise porte quant à elle un regard positif sur la cité johannique, qu’elle trouve « très calme. Je n’ai rencontré que des gens gentils. »

Pour tous les publics

Pour sa deuxième année d’existence, l’Institut Confucius adopte une « programmation un peu différente, avec un petit recentrage sur l’université. Chaque institut a sa propre identité, cela dépend de la volonté locale, précise Guillaume Giroir. Nous avons prévu des journées davantage tournées vers l’université comme le 10 octobre, avec un cours de didactique du chinois à destination des professeurs de chinois de l’Académie. Le 6 novembre, nous proposerons une journée autour de l’économie chinoise, avec une intervention sur la transition énergétique en Chine, mais aussi un point sur la conjoncture post Covid-19. » Enfin le 4 décembre, ce sera une journée littérature autour des pensées chinoises et françaises. Pour l’anecdote, la directrice de l’Institut, Feng Zhang est spécialiste de l’impact de Bergson en Chine…

Des conférences à l’Hôtel Dupanloup à destination de tous les publics sont également prévues comme le 30 octobre, autour de l’épopée de la Croisière jaune. Côté cours dispensés, « il y aura des cours de conversation, mais aussi un cours de géographie économie et environnement de la Chine, des cours de calligraphie… Nous nous orientons plus vers un public post-bac en lien avec les différentes facultés, mais aussi avec l’ESAD. Il y a aussi l’École Universitaire de Kinésithérapie Centre-Val de Loire, avec lequel nous espérons pouvoir collaborer. L’an prochain notamment, des voyages culturels pourraient être organisés. Nous souhaitons développer la mobilité étudiante et celle des chercheurs. »

Pour ce qui est du protocole sanitaire, enfin, « ce sera le même qu’à l’université, mais nous travaillons déjà en petits groupes. »

2021 en ligne de mire

Les deux directeurs de l’institut Confucius ont également le regard tourné vers l’avenir. En effet, en 2021, se tiendra l’exposition internationale horticole à Yangzhou, la Ville jumelle d’Orléans. « Orléans va représenter la France à Yangzhou et un jardin à la française y sera créé, affirme Guillaume Giroir. Nous pourrions imaginer un jardin à la chinoise à Orléans. » Pour le directeur, le deuxième projet de l’Institut consiste en l’organisation d’une année franco-chinoise du tourisme culturel « au service du développement local. » Une manière de promouvoir la cité johannique, mais aussi la beauté des montagnes du Hunan… qui se trouve être aussi la province d’origine de Mao.

Une réponse

  1. Le problème est l’infiltration de l’institut Confucius dans les établissements où le chinois est enseigné par des chinois, qui travaillent souvent aussi pour l’institut Confucius. Cela permet à cette institution de recruter des élèves plus facilement, en proposant des stages. Cela pose un problème de conflit d’intérêt manifeste.

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