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La préfète Marie Lajus quitte son poste le 23 décembre
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La préfète Marie Lajus quitte son poste le 23 décembre

La préfète Marie Lajus quitte son poste le 23 décembre

Avant son départ, la Préfète a dressé un bilan de ses deux ans et demi passés en Indre-et-Loire où elle sera remplacée par Patrice Latron, 61 ans, ancien directeur de cabinet de la ministre en charge de la Mémoire et des Anciens combattants jusqu'en mai 2022, qui prendra ses fonctions le 2 janvier prochain.
P.N.

Tandis que le maire de Tours Emmanuel Denis lui rendait un hommage appuyé en introduction du conseil municipal mercredi 10 décembre, au même moment, Marie Lajus tenait une conférence de presse, sa dernière en tant que Préfète d’Indre-et-Loire, pour présenter un bilan de l’action des services de l’État durant les 2 ans et demi qu’elle a passés ce poste qu’elle quittera le 23 décembre prochain. Elle a bien insisté sur le fait que ce n’était pas « son bilan » mais bien celui de toutes les entités de l’État et de tous les fonctionnaires investis au service des Tourangeaux. Et effectivement, en 2 ans et demi, beaucoup d’actions et de projets ont été initiés qu’il est difficile d’exposer ici tant ils sont nombreux.

Parmi les marqueurs forts, une gestion de la crise Covid et de la vaccination plutôt positive avec 81 % de la population d’Indre-et-Loire, soit 490 000 personnes, vaccinés complètement, ce qui en fait l’un des départements les mieux vaccinés de France. Toujours au chapitre de la sécurité et gestion de crise, elle s’est aussi félicitée de l’augmentation des effectifs de police à Tours avec l’arrivée de 28 agents supplémentaires. Ancienne commissaire de police, la Préfète a aussi mis l’accent sur la création d’une équipe de 12 médiateurs dans les quartiers car « la lutte contre la délinquance ne peut se limiter à la répression et la sanction, il faut aussi un volet prévention ».

Autre chiffre parlant, en ce qui concerne l’aménagement du territoire cette fois, le nombre d’Espaces France Services est passé de 8 à 28 sur la période. L’action du gouvernement c’est aussi 500 M€ investis sur le territoire dans le cadre du Plan de Relance, dont 40 M€ fléchés vers la 2e ligne de tramway, un projet qu’elle souhaite voir aboutir. Et de se féliciter aussi de la baisse du chômage dans le département avec 20 % de chômeurs en moins chez les jeunes et « un niveau de l’emploi au plus haut depuis 10 ans ».

Au-delà du plan de Relance, elle a mis aussi en avant les mesures d’accompagnement de l’État dans cette période où le coût des énergies explosent. Un bouclier tarifaire est prévu dans la prochaine loi des finances mais d’ores et déjà l’État a apporté son soutien à 27 communes d’Indre-et-Loire en grandes difficultés financières pour faire face à ce surplus de dépenses. 690 000 € leur ont été accordés à titre exceptionnel.

Elle a aussi dressé un bilan exhaustif des actions entreprises sur le terrain social et de l’insertion avec les dispositifs d’hébergement et d’insertion des personnes en grande pauvreté, l’accueil des migrants, la création d’un Territoire Zéro Chômeurs à Bléré ou encore l’amélioration des conditions d’accueil des gens du voyage dans le département. Des sujets pour lesquels « il faut travailler avec les principaux concernés pour que les dispositifs soient adaptés et adoptés. » La cohésion sociale fait partie de ses chevaux de bataille. Elle souhaite d’ailleurs à la Touraine d’« éviter les querelles entre la Métropole et les territoires ruraux, entre les villes et les campagnes pour établir des synergies au service de l’ensemble du territoire car ce n’est pas en se divisant qu’on y arrive, il faut agir dans l’union pour l’intérêt général et éviter les divisions et l’émergence des intérêts particuliers ». Avant d’ajouter « c’est cette concorde que j’appelle de mes vœux pour ce département en or avec des atouts formidables. »

Quant à ses relations avec les élus locaux, elle n’a pas voulu faire de commentaires sur la classe politique locale, elle préfère se tourner vers l’avenir, pour lequel elle n’a pas non plus communiqué d’éléments nouveaux, rappelant juste que c’est le cours normal des choses pour les préfets de changer d’affectation régulièrement. « Je suis restée 2 ans en poste en Charente, c’était très court ». Mais le fait que cette ancienne commissaire de police ayant occupé des postes à la sécurité de la mairie de Paris puis de Marseille avant de devenir préfète en Ariège, en Charente et en Indre-et-Loire n’ait pas eu d’affectation immédiate alimente tout de même les spéculations dans le microcosme tourangeau. Ce n’est pas ce départ jugé par certains quelque peu précipité qu’elle veut retenir de son passage en Indre-et-Loire mais bien toutes les actions réalisées avec les équipes des différentes directions et services qu’elle a effectivement remerciés à plusieurs reprises au cours de cette conférence de presse en guise de clap de fin.

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