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La Région a signé le 200e DÉFI
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La Région a signé le 200e DÉFI

La Région a signé le 200e DÉFI

La petite cérémonie s’est déroulée aux laboratoires Chemineau à Vouvray le 17 octobre dernier : Jean-Patrick Gille, vice-président à l’Emploi, a signé le 200e DÉFI (Développement de l’Emploi par des Formations Inclusives), un dispositif qui permet de mettre en place une formation ad hoc pour une entreprise ou un secteur qui a des besoins urgents en personnels.
P.N.

La scène se passe dans une salle de réunion des laboratoires Chemineau à Vouvray. C’est la 3e fois que l’entreprise qui emploie plus de 300 personnes a recours à ce dispositif. « Nous avons des problèmes dans la chaine d’expédition car nous manquons de personnels à certains postes, ce qui entraîne des retards de livraisons pour nos clients », explique l’entreprise. C’est pour remédier à ce problème qu’elle a signé le 17 octobre dernier son 3e DÉFI avec les différents partenaires impliqués dans ce dispositif, à savoir la Région Centre-Val de Loire qui finance les formations, Pôle Emploi, les Missions Locales et le service insertion du Conseil départemental qui orientent les demandeurs d’emploi vers le défi en question, sans oublier l’organisme de formation, en l’occurrence l’IMT de Tours, spécialisé dans les métiers de production pour les industries pharmaceutiques, cosmétiques et biotechnologiques.

Le principe du Défi est simple : une entreprise ou un secteur qui a des besoins spécifiques fait appel à ces différents partenaires pour trouver des candidat(e)s ; une session de formation qualifiante financée par la Région est co-construite avec l’employeur et un organisme agréé ; les candidat(e)s sont proposé(e)s
par les partenaires de l’emploi mais c’est bien l’entreprise qui les choisit au final puisqu’elle leur signe un contrat en l’alternance. La formation est qualifiante, elle dure de quelques semaines à quelques mois et permet à l’alternat d’obtenir un diplôme. À l’issue de cette formation, toutes les personnes formées ne seront pas automatiquement embauchées car elles doivent passer un examen de sortie de formation, non seulement pour valider leurs compétences acquises, mais aussi pour démontrer leur motivation d’intégrer l’entreprise. Lors de ces deux premiers DÉFI mis en œuvre en leur sein, les laboratoires Chemineau ont proposé 9 contrats en CDD sur 12 personnes formées. Certains se sont transformés depuis en CDI. Cette nouvelle session va permettre à six autres personnes sans emploi de se former.

Un nouveau mode de recrutement sur les capacités plus que sur le CV

Particularité du DÉFI également, c’est que le recrutement des candidat(e)s ne se fait pas sur leur expérience ou leur CV seulement puisqu’il s’agit d’attirer dans des secteurs en tension des demandeurs d’emploi, des personnes en reconversion ou des profils atypiques qui n’ont pas forcément d’expérience dans le secteur en question. Les candidat(e)s sont donc recruté(e)s selon une nouvelle méthode dite « MRS » pour « Méthode de Recrutement par Simulation » qui juge davantage leurs capacités et habileté, leur motivation et, bien sûr, leur savoir-être que leur parcours professionnel qui n’a le plus souvent rien à voir avec le secteur où ils ou elles postulent.

Cette signature au sein des laboratoires Chemineau revêtait aussi un caractère particulier puisqu’il s’agissait du 200e DÉFI depuis le lancement du dispositif en 2019. « Ce dispositif a permis de former 2 178 personnes dans de nombreux secteurs en tension, et 773 entreprises régionales en ont bénéficié », s’est félicité Jean-Patrick Gille, vice-président de la Région à l’Emploi, la Formation et l’Insertion professionnelle. C’est le 36e pour I’Indre-et-loire
 qui est un département dans la moyenne par rapport aux cinq autres département du Centre-Val de Loire. C’est logiquement dans les secteurs du transport et de la logistique et de la santé, avec d’importants besoins en aides-soignants en établissements comme à domicile, qu’ont été signés le plus grand nombre de DÉFI. « Mais l’industrie est aussi demandeuse, précise Jean-Patrick Gille. On a une image très technique de l’industrie et l’on pense que c’est un secteur inaccessible si on n’a pas fait une formation initiale dans ce secteur. Mais ce n’est pas vrai, une personne motivée et bénéficiant d’une formation adaptée peut trouver un métier qui lui correspond, comme nous le voyons chez Chemineau où il n’y a pas que des besoins pour la partie pharmaceutique, il y a d’autres postes à pourvoir, dans la logistique notamment. C’est à ces besoins spécifiques que les DÉFI tentent de répondre et on peut dire que ce dispositif répond globalement aux attentes des employeurs. » 

Une réponse

  1. Sérieusement, comment peut on tester la motivation d’une personne qui ne connait ni l’emploi pour lequel elle postule, ni l’entreprise qui recrute ?

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