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« Nous sommes en action ! »

« Nous sommes en action ! »

Attaqué à chaque conseil municipal sur son bilan par l’opposition alors qu’on approche de la mi-mandat, le maire, Emmanuel Denis, conteste l’expression « Tours à l’arrêt » et met en avant les réalisations à venir.
recueillis par patrice naour

L’opposition vous reproche d’avoir mis la ville « à l’arrêt », que répondez-vous à cette attaque ?

Je réfute l’expression de « ville à l’arrêt » parce que la ville bouge comme rarement ces dernières années, ne serait-ce que parce que les animations et les manifestations sont toujours aussi nombreuses et populaires. On a vécu une sacrée rentrée, avec des temps forts chaque week-end, depuis la braderie début septembre jusqu’au week-end dédié au vélo Tours en selle début octobre. Évidemment, ces manifestations, comme la braderie, existent depuis longtemps mais on ne pas dire qu’on ait mis la ville à l’arrêt puisqu’on continue à les faire vivre. Et puis, comme pour Tours en selle, qui propose des animations autour du vélo sur tout un week-end, nous avons développé d’autres événements qui connaissent un certain succès. Cette année il y a aussi eu l’ouverture du tiers-lieu Les Beaumonts aux Casernes qui a connu un succès incroyable avec de nombreux événements organisés pour cette première saison…

Ce sont là des animations plus que des projets…

Nous avons des projets structurants et j’y reviendrai, mais une ville, ce ne sont pas seulement des grands projets. Je ne crois pas trop à l’ancien modèle des « maires bâtisseurs », c’est une époque révolue d’autant plus dans le contexte actuel où les contraintes financières sont très lourdes et que le foncier disponible ne permet pas toujours d’avoir de l’espace pour des projets d’ampleur. Plutôt que des projets « bling-bling », on est davantage dans le renouvellement de la ville. Et on ne peut plus avoir cette folie des grandeurs comme l’ont eue certains maires par le passé avec des projets qui plombent encore les finances de la Ville aujourd’hui. Non, une ville, ce sont aussi des animations au quotidien, dans les quartiers, au plus proche des habitants. C’est en tout cas notre vision de la ville et le programme que nous mettons en œuvre à travers notre projet pour « la ville des courts chemins » car une ville attractive c’est une ville où les gens se sentent bien et participent aussi aux décisions. Et c’est une vision à long terme, pas seulement quelques réalisations « bling-bling » un mandat…

Mais vous avez aussi des projets de ce type…

Lesquels ? Non, les projets que nous portons sont des projets structurants, certains indispensables pour la ville, comme la nouvelle cuisine centrale. Mais il n’y a rien de « bling-bling » là-dedans. Nous continuons le plan écoles avec la rénovation des écoles ou le plan nature avec la plantation de milliers d’arbres chaque année, qui animent aussi les quartiers. Autre exemple récent : le budget participatif. Des collectivités l’ont mis en œuvre depuis longtemps, ça n’existait pas à Tours. Nous l’avons fait, onze projets seront financés, et nous le referons en 2023, c’est très concret pour les Tourangeaux. Et, pour les projets structurants, cela prend du temps de les lancer. Nous sommes arrivés en responsabilités en 2020 en plein Covid mais malgré tout, nous avons lancé un certain nombre de grands chantiers qui verront le jour dans le mandat.

Vous arrivez à mi-mandat, cela va marquer un tournant dans votre action ?

Il faut bien entendu rappeler qu’au-delà des grands projets, il y a aussi le quotidien des Tourangeaux dont il faut s’occuper. Nous devons être à leur écoute, tenir compte de leurs préoccupations pour tenter d’y apporter des solutions car la période est difficile. Tous les adjoints dans leur délégation respective doivent être attentifs à ces doléances et moi-même j’ai prévu de passer plusieurs fois par mois une demi-journée dans un quartier à la rencontre des habitants pour voir quels sont leurs problèmes au quotidien. Les doléances remontent en permanence mais il faut pouvoir les traiter rapidement pour ne pas donner l’impression d’être une municipalité à l’écoute des habitants mais qui ne règle pas leurs problèmes. Je pourrais citer de nombreux exemples de petites améliorations quotidiennes que nous avons apportées avec les services de la mairie ou de la métropole. Dans le domaine de la propreté par exemple, des horaires de passages de certaines tournées de ramassage des déchets ont été modifiés cet été rue Colbert. Cela a eu un effet positif pour le quartier et les commerçants notamment que j’ai rencontrés récemment encore. Cela n’est pas très voyant, mais ce sont des choses qui améliorent le quotidien des Tourangeaux. C’est aussi notre mission au quotidien. Même si tout ne dépend pas de la Ville et qu’il faut aussi en appeler au civisme et au respect de la part de certains de nos concitoyens qui oublient parfois de respecter les gens et l’environnement dans lequel ils vivent…

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