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Au complet, « ose » a la moelle
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Au complet, « ose » a la moelle

Au complet, « ose » a la moelle

Samedi dernier, la liste OSE – « Orléans Solidaire Ecologique » – menée par Jean-Philippe Grand a donc été la première à présenter ses 55 noms. On y retrouve notamment plusieurs représentants du tissu associatif et du monde enseignant, qui veulent tous faire de la cité johannique une ville « en transition, rassemblée, solidaire et innovante ».
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Si Serge Grouard avait été le premier candidat à présenter son programme, Jean-Philippe Grand a donc été le premier à donner la composition de sa liste. Une liste qui fait la part belle aux représentants de la « société civile », puisque le candidat écolo annonce que seules cinq personnes sont actuellement encartées à un parti politique. Deux membres sont issus du mouvement Génération.s, et une douzaine viennent de l’ancienne liste citoyenne de Philippe Rabier et Sarah Benayad, Orléans Ensemble. Ces deux-là ont d’ailleurs trouvé une place de choix, puisqu’ils sont respectivement 4e et 5e sur la liste « OSE ». Valérie Corre est quant à elle inscrite en deuxième position. Si « Orléans Ecologique et Solidaire » l’emporte au soir du 2e tour, l’ancienne députée PS briguera très vraisemblablement la présidence de la Métropole.

Difficile de faire une photographie sociologique très précise de cette liste, mais il se dégage tout de même l’impression qu’elle est plutôt jeune (48 ans de moyenne d’âge, et « 43 pour les dix premiers »), avec une bonne proportion de représentants du milieu associatif et du monde de l’éducation. Ils sont ainsi 7 sur 55 à être ou avoir été enseignant dans le primaire, le secondaire ou le supérieur. Il faut dire que les valeurs (environnement, solidarité, prévention) que prône Jean-Philippe Grand sont proches de celles portées traditionnellement par les profs. D’ailleurs, « OSE » est-elle de gauche ? On sait que Jean-Philippe Grand et Philippe Rabier ont toujours rechigné à se voir apposer une quelconque étiquette. « Il y a des personnes de gauche, des humanistes, des écologistes…, a simplement synthétisé « JPG ». Tous ont des parcours différents ». Et tous, ou presque, vont devoir contribuer à l’intense opération de porte-à-porte que Jean-Philippe Grand dit vouloir effectuer avant le premier tour. « Nous en sommes aujourd’hui à 5 400 portes frappées. L’objectif, c’est 20 000 ! » Des souliers neufs sont à prévoir d’ici la mi-mars, donc.

Jeunesse et expérience

Outre ces 55 colistiers rassemblés le 1er février dernier et vêtus pour la plupart de la fameuse écharpe verte, « Orléans Solidaire Ecologique » a aussi présenté les « quatre piliers » de son futur programme, ainsi que deux autres de ses « priorités ». Cet exercice face aux médias, pas toujours simple et parfois fastidieux, a été plutôt réussi : si l’on ressentait à certains moments le stress de certains colistiers à l’idée de se frotter à cette figure de style, tout cela reflétait, aussi, une certaine forme de fraîcheur. « Cette équipe est très diverse, concédait Jean-Philippe Grand. Il y a des personnes qui ont 20 ans, d’autres qui ont un peu plus d’expérience. » Evidemment, tous ne seront pas destinés à occuper les mêmes responsabilités en cas de victoire finale, encore plus si une fusion des listes dites « de gauche » devait s’effectuer entre les deux tours.

Bref : une dizaine de colistiers ont présenté, chacun à leur tour, ce que « OSE » projette pour faire d’Orléans une « ville en transition », mais aussi une « ville rassemblée, solidaire et innovante. » Des préconisations transversales, qui sortent du fléchage thématique habituel (santé, transports, environnement, sécurité, etc.) Cette innovation dans la présentation sera-t-elle comprise par les électeurs ? Nous verrons bien.

« Des gens de gauche, des écologistes, des humanistes… »
Jean-Philippe Grand

En tout cas, il s’agissait davantage, samedi dernier, de synthétiser des propositions déjà énoncées que de livrer un nouveau socle d’idées. « OSE » a ainsi rappelé qu’elle était favorable à la gratuité immédiate des transports pour les moins de 26 ans, et à une gratuité plus élargie pour la fin du mandat. Rappelons que cette évolution devra être tranchée par la Métropole, et qu’il faudra donc convaincre les autres maires qui siègeront au conseil métropolitain. Sur le plan des mobilités, une « Trame verte » est aussi envisagée du nord au sud de l’agglo pour faire circuler les vélos. Côté « transition » toujours, une grande politique de rénovation énergétique des bâtiments publics devrait être lancée, de même qu’une étude –ou un moratoire ? – devrait décider du sort de certains quartiers prévus par l’actuelle majorité municipale (Groues, Jardins du Val Ouest…). Jean-Philippe souhaite aussi remplir à terme les assiettes des cantines municipales de nourriture 100 % bio et locale. Et réfléchir, aussi, sur la quantité de viande qui y sera cuisinée.

« Une alchimie entre social, écologie et économie »

Sur le dossier de la « ville rassemblée », il faut retenir le projet de création d’un « festival des quartiers » et d’un skate park ; la mise en place d’un « code de la rue » pour mieux faire cohabiter les modes de déplacement, et la constitution d’une « police environnementale » afin de faire la nique aux jeteurs de mégots, notamment. Niveau « solidarité », OSE veut joindre la question de la santé à celle du social. « 70 % des problèmes de santé sont liés à des facteurs sociaux », a ainsi indiqué Christine Tellier, ancienne directrice d’association. Enfin, « l’innovation » voulue par « OSE » passera par le développement de la Biennale d’architecture pour en faire un événement de portée internationale, et plus généralement par l’intrusion de la culture « au cœur des quartiers ». L’équipe de Jean-Philippe Grand veut aussi favoriser l’économie sociale et solidaire et, plus généralement, trouver la formule pour une « alchimie intelligente entre social, écologie et économie ».

Enfin, histoire de laisser de l’espace à ses alliés politiques et « citoyens » rassemblés en cours de cours, Jean-Philippe Grand a donné la parole à Emmanuel Duplessys, de Génération.s, et à Philippe Rabier, d’Orléans Ensemble, qui ont insisté sur leurs thèmes de prédilection : l’égalité pour l’un, la démocratie pour l’autre. Valérie Corre a, elle, conclu l’affaire en rappelant que le maire d’Orléans ne serait pas président de la Métropole… Elle a reconnu que l’un de ses grands chantiers serait non seulement de rendre l’assemblée intercommunale « plus paritaire », mais aussi de remettre de l’huile dans la machinerie générale, les services ayant été quelque peu perturbés par la métropolisation et la mutualisation rapide des trois dernières années. Alors, a-t-on vu à l’œuvre, samedi dernier, les futurs dirigeants d’Orléans ? L’avenir le dira mais, en tous les cas, dans l’éventualité d’un bon score au soir du premier tour et d’une triangulaire au deuxième, « OSE » a ses chances de l’emporter au printemps. Et ce malgré les carabistouilles politiciennes entrevues à l’automne 2019 avec le PS et le PC, et qui semblent loin, désormais. 

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