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Les cafés-concerts en voie de disparition ?
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Les cafés-concerts en voie de disparition ?

Les cafés-concerts en voie de disparition ?

La question des lieux de diffusion de musique dans la métropole orléanaise est un sujet à prendre avec des pincettes. Beaucoup de bars organisant des concerts ont fermé leurs portes avant ou pendant le Covid. Pour accompagner la permanence de cafés-concerts, un outil a été créé par la puissance publique. Mais est-il suffisant ?
Anaïs Rambaud
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Commissions de sécurité houleuses, problèmes d’insonorisation, difficultés à payer les artistes… Les cafés-concerts ont accusé le coup ces dernières années et les Orléanais ont vu leurs adresses fétiches fermer les unes après les autres. Aujourd’hui, certains établissements s’imposent encore avec une programmation musicale. C’est le cas, par exemple, de la Java Pop, de la Taverne ou encore du Dropkick. Pour les aider à contractualiser en bon et due forme avec des musiciens, le dispositif du Groupement d’Intérêt Public (GIP) Cafés cultures a été mis en place il y a quelques années déjà. Né en 2015, il a séduit la municipalité orléanaise en 2016. Depuis cette date, Orléans soutient financièrement ce fonds national dédié à l’emploi artistique et technique dans les lieux de proximité tels que les bars et restaurants. Cinq ans plus tard, alors que cette aide se renouvelle d’année en année, est-elle réellement utilisée par les établissements de la ville ? « Ce n’est pas encore satisfaisant, peu de bars et restaurants s’emparent du dispositif, observe William Chancerelle, adjoint à la culture à la Ville d’Orléans. Si le Covid n’a pas aidé, certains ne sont toujours pas au courant que cela existe, d’autres ne rentrent pas dans les clous et d’autres encore n’osent pas passer le cap. »

Des « charges lourdes »

La mairie (qui a, à ce jour, investi 19 598 € dans le GIP Cafés cultures, finançant ainsi 117 spectacles depuis 2016) injecte 5 000 € par an dans le dispositif. Elle se dit prête à alourdir sa subvention si les choses s’accélèrent. William Chancerelle ajoute : « La direction des commerces va aussi prendre cette mission très à cœur afin de sensibiliser les établissements à cette aide. » Le manque de sensibilisation est-il le seul obstacle au fonctionnement fructueux du GIP ? Il ne semblerait pas. « Ça allège nos coûts mais pas suffisamment, indique Paco Rousseau, gérant de la Java Pop. Les charges pour générer un cachet restent extrêmement lourdes, sans compter les autres frais annexes. » Alors, est-ce la fin des cafés-concerts sur Orléans ? Ou bien l’économie d’un café serait-elle trop fébrile pour accueillir des concerts ?

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