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Benjamin Vasset
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La démocratie est un système politique où le pouvoir est donné à la majorité, mais où la minorité est la plus audible. Depuis dimanche dernier et la réélection d’Emmanuel Macron, le récit que l’on entend de la victoire du Président sortant en est une sorte de preuve par l’absurde. À longueur de pages et de commentaires, on construit l’histoire d’un candidat mal-aimé qui aurait été le plus « mal élu » de l’histoire de la Ve République, d’un usurpateur qui n’aurait dû sa victoire qu’au barrage fait sur son nom pour empêcher l’extrême droite de triompher, d’un monarque « arrogant » qui n’aurait sûrement pas d’« état de grâce » vu les « conditions » dans lesquelles il a été élu. Entendu sur les ondes un peu chargées de Radio-Bistrot : il serait même « illégitime », rien que ça !

On sait très bien que les Français aiment couper la tête de leur roi, mais, cette année, le nouvel encouronné n’a même pas eu le temps de monter sur le trône que son peuple lui promet déjà l’échafaud. On n’est pas loin de penser qu’une certaine partie de la gauche, galvanisée par le score de Jean-Luc Mélenchon et sans doute chauffée par lui, a tendance depuis deux semaines à avoir la tête qui gonfle un peu plus vite que le cœur. Car à moins que l’on ait raté quelque chose, la démocratie a parlé, une fois au second tour et une autre fois au premier, et il nous semble bien que le même nom soit apparu en tête à chaque échéance : c’est le verdict rendu par la vraie majorité silencieuse de ce pays – pas celle rêvée par Zemmour et ses sbires – qui a accueilli avec une modération, certes bourgeoise, le résultat de cette élection présidentielle. Dire que les règles du jeu ont bénéficié au gagnant et que c’est uniquement grâce à ses concurrents qu’il a atteint son but, c’est non seulement être mauvais joueur, mais aussi reconnaître qu’on s’est fait battre par meilleur stratège que soi, ce qui n’est pas très rassurant pour la suite. Dans le poker comme en politique, ce n’est pas parce qu’on glisse la vérité sous le tapis qu’on remporte forcément la mise. 

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