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Les gendarmes au secours des maires
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Les gendarmes au secours des maires

Les gendarmes au secours des maires

Durant un après-midi d’octobre, à Dadonville, au sud de Pithiviers, plusieurs maires du Loiret ont participé à une séance de formation organisée par la gendarmerie. Avec quelques conseils pratiques à la clé pour éviter qu’une situation ne dégénère. 
Hugo De Tullio
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Imaginez une salle de classe où les gendarmes joueraient aux profs et les maires aux élèves. Chacun sur leur chaise, les élus suivraient attentivement ce que leur diraient les militaires, et interviendraient, par moment, sans lever le doigt, pour poser une question. Dans une ambiance bon enfant, c’est exactement ce qu’il s’est passé à la mi-octobre, à Dadonville, où une quarantaine de maires locaux
(d’Aulnay-la-Rivière, de Bondaroy, de Neuville-sur-Essonne…) étaient présents.

« Il y a peut-être un fusil derrière la porte… »

D’abord, la présentation d’un PowerPoint par deux négociateurs régionaux a permis d’expliquer les comportements à proscrire pour éviter tout débordement avec un administré. Cas concret : les gendarmes conseillent aux élus d’éviter de se rendre au domicile des gens : « vous ne savez pas ce qu’il peut se passer chez eux : les gens pètent les plombs de plus en plus, il y a peut-être un fusil derrière la porte. On est toujours plus fort à la gendarmerie. » Puis le maire de Bondaroy a pris la parole. Dans son village, « il y a un coin à quads et à motos (qui ennuie les habitants), comment dois-je me comporter ? » L’un des militaires lui a demandé : « pourquoi font-ils cela, êtes-vous allé leur parler ? » « Non », a reconnu l’élu. Constat : pour une meilleure entente entre les habitants, rien de mieux que le dialogue, l’écoute et la communication. Un autre maire a également pointé des problèmes de nuisances avec des motards, et abondé : « je suis allé discuter avec eux, mais je me suis fait complètement bousculer. Face à cela, on se sent impuissant… » L’un des référents a reconnu qu’il n’avait pas toujours les solutions. « Mais on est là pour s’adapter : ne restez pas dans l’inconnu quand vous avez des questions. Tout le monde a un référent de communes. »

Attention aux « gestes inconscients » !

Après la séance de questions-réponses sont venus les cas pratiques. Un gendarme a placé les élus par groupe de deux, en face à face, et leur a demandé de discuter entre eux car parfois, les gestes inconscients peuvent donner lieu à des incompréhensions entre élus et administrés. 80 % de la communication se fait par le corps, a précisé le référent : « il faut garder une bonne distance pour communiquer. Un bras, c’est bien ! » Nouvelle astuce : regarder la personne ayant un problème dans les yeux, pour bien lui faire comprendre qu’on s’occupe de lui. Autre mise en situation : deux maires ont joué le rôle de parents en colère, leur enfant ayant été viré de la cantine faute d’avoir payé la facture. Une troisième élue a joué son propre rôle et semblé ne pas savoir comment s’y prendre. Ici, a conseillé le négociateur, la règle est d’identifier le meneur et de faire sortir un des deux parents, sans oublier de ne pas fermer la porte de son bureau. « Je suis là pour que vous essayez d’éviter de prendre des coups, ou de subir des insultes », a-t-il résumé. La journée s’est terminée par un questionnaire anonyme de satisfaction à remplir. Derniers mots du binôme de formateurs : « n’oubliez pas, à 17, vous n’êtes pas tout seul… » Rires dans la salle.

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