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« Une plateforme participative pour élaborer le projet métropolitain »

« Une plateforme participative pour élaborer le projet métropolitain »

Parmi les grands sujets qui occupent le début du mandat, il y a la définition du projet métropolitain qui doit fixer les grandes lignes du futur du territoire à trente ans à laquelle les habitants pourront participer par Internet.
P. N.
Wilfried Schwartz

Un mot sur le budget voté lors du conseil métropolitain du 25 mars ?

C’est un budget ambitieux marqué par une hausse des investissements. Le budget total est de 471,8 M€ pour 184 M€ d’investissements si l’on inclut le budget annexe de l’assainissement. Pour le seul budget principal, l’investissement est de 144 M€, ce qui est considérable. Cela marque la volonté de la Métropole de soutenir l’activité en cette période de difficultés économiques. C’est aussi le signe de ce nouvel envol qu’elle doit prendre. La Métropole a été créée et s’est installée lors du mandat précédent, elle doit prendre son envol au cours de ce mandat, c’est pour cela, entre autres, que nous avons lancé l’élaboration du projet métropolitain qui a été confiée à Jérôme Baratier, le directeur l’ATU (NDRL : l’agence d’urbanisme de l’agglomération tourangelle), qui a été désigné délégué général au projet métropolitain.

En quoi consiste ce projet ?

Il s’agit de se projeter à trente ans pour tracer les grandes lignes du futur de la Métropole de 2050… Il faut définir des axes, des trajectoires qui vont donner un cadre à notre action sur le long terme. Cela va prendre encore l’année puisque ce projet sera défini à l’issue d’une grande concertation avec tous les acteurs du territoire, les élus bien entendu qui ont la légitimité démocratique et qui trancheront au final, mais aussi les habitants qui seront associés à la réflexion. L’objectif est de les faire participer et de recueillir leurs aspirations : comment eux aussi voient-ils la Métropole dans trente ans ? Pour cela des ateliers seront organisés et nous allons lancer une plateforme collaborative avec une application pour smartphones afin que les habitants puissent apporter leurs contributions où ils veulent quand ils veulent sans être obligés de participer physiquement à un atelier, cela donne plus de souplesse pour participer.

Le CODEV ou conseil de développement de la Métropole sera aussi associé à la réflexion ?

Bien entendu, je rappelle que le CODEV est une instance consultative prévue par la loi et composée de personnalités issues de la société civile. L’une de ses missions est de participer à la définition du projet métropolitain. Eh bien nous allons aussi procéder à un tirage au sort par commune pour désigner la moitié des membres de ce conseil, comme cela toutes les communes seront représentées en son sein.

La proximité avec les communes est aussi un des enjeux de ce mandat ?

Oui, c’est un point très important sur lequel nous allons travailler pendant ce mandat, c’est la proximité avec les habitants. La Métropole est une création récente puisqu’elle date de 2017 et les Tourangeaux ne la connaissent pas bien, l’institution est méconnue, son fonctionnement et ses compétences aussi. Il faut se rapprocher des habitants du territoire pour leur expliquer ce qu’est la Métropole, quel est son rôle au quotidien car une Métropole, ce n’est pas seulement un projet à long terme qui dessine le futur, c’est aussi des services publics au quotidien qui améliorent chaque jour la vie des Tourangelles et des Tourangeaux. Si on prend l’exemple de la voirie ou de la collecte des déchets, ce sont des compétences qui relèvent des services métropolitains aujourd’hui, les gens ne le savent pas forcément. Évidemment, les maires restent les premiers acteurs de cette proximité mais certaines décisions relèvent de l’intercommunalité. Mais la logique globale de la stratégie métropolitaine doit s’inscrire localement dans la vie quotidienne des gens. Et l’enjeu est bien sûr d’articuler les deux, la politique métropolitaine au service des communes…

« des bus et bennes à hydrogène très bientôt »

Quels sont les autres grands chantiers de ce mandat ?

Nous avons de grandes politiques structurantes à mettre en œuvre au cours de ce mandat, comme le plan climat, le programme de l’habitat avec l’élaboration du PLU qui devient une compétence métropolitaine aussi, le schéma directeur des mobilités, le plan alimentaire territorial ou encore le schéma directeur des mobilités. Les grands dossiers, importants pour l’avenir de notre territoire, ne manquent pas. Et pour en revenir au projet métropolitain, l’objectif est de donner une feuille de route commune à tous ces grandes politiques qui seront déclinées sur l’ensemble du territoire. Il s’agit d’avoir une vision globale pour éviter que chacune de ces politiques ne soit gérée en silo, délégation par délégation. Non il faut avoir une vision et une stratégie commune pour faire en sorte que toutes ces politiques se complètent et s’enrichissent mutuellement pour une Métropole plus dynamique, ambitieuse, rayonnante et accueillante pour ses habitants… On doit bien se sentir, bien vivre sur notre territoire, nous sommes au cœur du jardin de la France, l’environnement, le cadre de vie doivent
être préservés…

On parle beaucoup d’hydrogène justement, pour améliorer ce cadre de vie en diminuant la pollution, quelle est la position de la Métropole sur ce thème ?

Nous voulons saisir cette opportunité pour développer effectivement l’hydrogène. Nous étudions avec d’autres acteurs du territoire, la possibilité de créer un centre de production d’hydrogène vert. Nous allons aussi investir très prochainement dans des bennes à hydrogène pour le ramassage des ordures ménagères. Nous avons aussi lancé le marché pour le renouvellement des bus. Dans un premier temps, ils seront au gaz, plus propre que le diesel, puis progressivement nous passerons aussi à l’hydrogène puisque cette technologie semble faire ses preuves dans le transport de passagers aussi…

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