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Ces entreprises de l’Orléanais où il fait bon travailler

Ces entreprises de l’Orléanais où il fait bon travailler

La Tribune Hebdo est partie à la rencontre d’entreprises du bassin orléanais qui disent faire du bien-être de leurs salariés une priorité. Tour d’horizon des initiatives mises en place et des bénéfices pour les collaborateurs et leur enseigne.
Ambre Blanes
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Les chefs d’entreprise gèrent avant tout des femmes et des hommes. Passé le cap de l’an 2000, ils ont bien compris que le bien-être physique et mental des équipes avait un impact positif humainement et économiquement, d’autant plus depuis la digitalisation des process. Dans le bassin de vie de l’Orléanais, certains patrons ont bien compris quel intérêt ils avaient à proposer à leurs équipes des conditions de travail confortables, agrémentées de ces petits plus qui peuvent parfois faire la différence. Bien sûr, il y a parfois, dans ces propositions, de bons coups de comm’. Mais chacun pourra comparer avec ce qu’il vit au quotidien, dans sa propre entreprise… 

Absolem, le précurseur

En tête de file de ces entreprises qui ont fait du bien-être au travail un instrument de développement et de communication vient Absolem, une agence de communication localisée à Ormes, lauréat du Trophée de l’entreprise 2019 dans la catégorie « Qualité de vie au travail », et qui investit chaque année près de 27 000 € dans ce domaine. C’est au sortir de la « pause sourire quotidienne » de 10h10 que nous échangeons avec Florent Maréchal, directeur associé d’Absolem. Lors du déménagement des locaux il y a dix ans, une nouvelle dynamique a été mise en place, orientée RSE. « Avant que ce soit à la mode, nous avons mis un certain nombre de choses en place, partage le dirigeant. Notre aspiration a été d’ôter du moteur tous ces petits grains de sable qui pouvaient enquiquiner le salarié et de mettre de l’huile pour que ça roule. » 

Aujourd’hui, la liste de ces initiatives est longue : salle de sieste enrichie d’une « cédéthèque » et de bougies parfumées accessible tous les jours, livraison de fruits frais et fruits secs tous les mardis, avantages sociaux, CE externalisé, abonnement non nominatif, à la charge d’Absolem, à la salle de sport voisine… Lors des anniversaires, le salarié du jour apporte un gâteau à partager et chaque nouvel arrivant se doit d’organiser une soirée en extérieur, à laquelle les conjoints sont conviés, pour faire découvrir une de ses passions. Les postes de travail ont également été étudiés par un audit de la médecine du travail, au terme duquel ont été demandés des sièges ergonomiques, de nouveaux écrans ou des ballons de fitness. « La nouvelle génération n’attend plus forcément un salaire, constate Florent Maréchal, mais une qualité de travail, du lien social et du sens dans l’activité. » Pour veiller à l’ensemble, le recyclage, les économies d’énergie et un intéressement à hauteur de 30 % des bénéfices pour les employés et associés ont été adoptés. Le collaborateur est véritablement acteur de son environnement de travail, d’où la réunion bimensuelle intitulée Plus belle l’agence, qui fait état des dépenses et projets à venir, suivie d’une petite dégustation de cuisine du monde. Là est alors ouverte et dépouillée la boîte à idées. La meilleure idée pour favoriser le confort ou la production est élue, son créateur gagne un chèque cadeau ainsi que la gestion de sa mise en place. « C’est un investissement qui fait faire des économies sur le long terme, avec moins d’absentéisme, la fidélisation des employés et un meilleur rendement », assure Florent Maréchal.

Mars Petcare, toutou you too

Le 17 janvier dernier, Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, passait la matinée à Saint-Denis-de-l’Hôtel pour constater l’attractivité de Mars Petcare France. La mise en œuvre d’une politique de bien-être au travail, dans la continuité de vouloir créer un meilleur environnement pour les animaux de compagnie comme pour leurs maîtres, fait aujourd’hui la fierté de Mars Petcare, segment de Mars.

« Nous appelons nos collaborateurs des “associés” », débute Donatienne du Vignau, directrice de la communication et des affaires publiques de l’entreprise, qui expose les « valeurs de mutualité, de liberté et de responsabilité » irriguant selon elle le management de Mars Petcare. « Chacun fait évoluer son travail à travers la prise d’initiatives, tous portent la responsabilité d’un environnement façonné par le collectif », poursuit-elle. La compagnie a été élue Great Place to Work n°1 en 2020 et figure dans le top 3 français depuis sept ans. Ici, tout le monde partage un grand open space au centre duquel est placé un espace-café pour le personnel de l’usine et des bureaux. De plus, le tutoiement y est de rigueur. Si le rythme de télétravail mis en place pendant la crise devrait se poursuivre de façon pérenne à l’avenir à raison de trois jours par semaine, la venue au bureau doit être synonyme de convivialité. Pour ce faire, il est possible de se réunir autour d’un cours de cuisine ou de sport, sur la base du volontariat, pour renforcer la cohésion. Surtout, mesure très médiatique, les employés peuvent venir avec leur chien sous conditions (âge, vaccination, allergies). « D’après le Waltham Petcare Science Center UK, cela améliore l’humeur du binôme, augmente la loyauté de l’animal et réduit le sentiment de culpabilité du maître de laisser son compagnon chez soi », indique Donatienne du Vignau. Un guide d’accueil et une signalétique sont ainsi donnés à « l’associé », qui doit s’assurer de sortir son chien toutes les deux heures, et s’il a une réunion, un collègue peut « petsitter » (garder) l’animal. Jusqu’à 15 chiens cohabitent sur le plateau. Mars Petcare, qui lutte contre l’abandon des animaux et s’investit pour leur adoption et leur inclusion dans la ville, est partenaire historique de l’association Handi’Chiens, qui met à disposition de personnes en fragilité des chiens d’assistance. Une collaboratrice vient avec son animal afin qu’il se sociabilise avant d’intégrer un centre de formation. 

Depuis 2012, Mars Petcare bénéficie aussi d’une crèche d’entreprise partagée à Fay-aux-Loges, dans laquelle 16 lits sont réservés pour ses employés, à des horaires étendus de 7h30 à 19h. Enfin, dépensant deux fois et demi le budget formation moyen d’une entreprise de sa taille, des formations sur l’inclusion, la diversité ou sur la prise en compte des besoins individuels pour assurer la circulation d’une bonne énergie chez l’individu sont dispensées aux managers de Mars puis aux équipes…

AG Métal, tout le monde y gagne

Antoine Gauthier avait participé à l’étude menée en 2015 par la Direccte Centre-Val de Loire au sein d’un réseau d’employeurs de TPE-PME et intitulée Qualité de vie au travail (QVT) et performance. À l’issue de cette enquête qui avait révélé qu’il n’existait pas de modèle type unique pour générer du bien-être au travail mais qu’il était possible d’identifier quatre principaux leviers d’action, Antoine Gauthier est ensuite intervenu en tant qu’ambassadeur QVT auprès de représentants d’entreprise. 

Les dix salariés d’AG Métal, son entreprise de chaudronnerie/métallurgie située à Mer (41), sont aujourd’hui récompensés financièrement en cas de productivité accrue. « J’étais auparavant dans une entreprise dont le patron était sympa, mais à l’ancienne, raconte l’intéressé. La pression des délais, des finances, OK… Mais un chef qui croit qu’en ajoutant de la pression, on va mieux travailler ou qui pense qu’on va le « carotter », ça ne me va pas. La vie est courte, je veux passer de bonnes journées au travail. » Quand il s’est mis à son compte, on a dit à Antoine Gauthier qu’il était trop gentil et que son entreprise ne marcherait pas. Mais il a créé une ambiance de travail à son image, avec par exemple café-croissant pour tous le vendredi matin. Si recrutement il y a, le candidat doit être validé lors de son essai par les employés de l’atelier même. Aussi le collaborateur a accès à toute la comptabilité, rien ne lui est caché. Un pot fictif a également été mis en place, dans lequel est déposé l’argent correspondant aux heures facturées mais pour lesquelles le travail a été fini plus tôt. Avec quasi-quatorze mois de salaire, le niveau de vie des collaborateurs s’en trouve amélioré et le risque de débauchage est oublié. « Je suis content d’avoir conservé mon cap, mes valeurs, conclut Antoine Gauthier. Il y a toujours un prétexte pour ne pas faire les choses mais faites les comptes : ça rapporte d’être sympa, et pas que dans la poche du gérant… » 

Mr Bricolage, objectif télétravail

En novembre 2021, sous la houlette du Gouvernement, un accord national interprofessionnel (ANI) a été adopté pour uniformiser les conditions de mise en place du télétravail du fait du contexte sanitaire. Mais même avant cet accord, certaines compagnies s’y employaient déjà. Ainsi chez Mr Bricolage, tous les collaborateurs éligibles peuvent télétravailler entre 0 et 5 jours par semaine, un rythme qui n’est pas imposé par le manager. Les réunions sont planifiées sur les jours de présence au siège en commun. 

Cette mesure résulte d’un travail de longue haleine, qui a été facilité par le contexte sanitaire, à la suite de tests pour s’assurer de la fiabilité des serveurs. Les grilles d’évaluation qui autrefois saluaient le rendement seul ont changé au profit de l’autonomie et de la valorisation des compétences. D’après la direction de la communication corporate, on ne peut plus ne plus considérer la vie extra-professionnelle du collaborateur : « Avec les confinements, on a vu les cuisines, les enfants et les maris, les machines qui tournent dans le fond… Tant que le travail est délivré, la souplesse est possible, nous pouvons compter sur le long travail de responsabilisation des collaborateurs qui a été fait. » Dans la ligne de mire de MrBricolage, il y a aussi la volonté d’améliorer « l’expérience physique » pour les collaborateurs se rendant au siège. À ce titre, un groupe de travail composé de huit collaborateurs se réunit une fois par mois pour mettre en œuvre des actions concrètes pour améliorer le bien-être au travail, dont la modernisation des locaux, la politique de rémunération et les services aux collaborateurs (alimentation, conciergerie).

Loiret Audition, bien dans son corps

Loiret Audition est une petite entreprise d’appareillage auditif et de prévention et dépistage auditif basée à Chécy, où travaillent deux gérantes et deux salariées. Stéphanie Gimonet, gérante, a découvert la technique Emmett, une thérapie de relâchement musculaire et émotionnel, avec la praticienne orléanaise et ambassadrice France Célina Silva et a alors entrepris d’en partager les bienfaits avec le reste de l’équipe. Une fois par trimestre, en fin de journée, Célina amène ainsi une chaise adaptée et reçoit chaque femme dans un endroit tamisé et calme, pendant une demi-heure. « Tout le monde repart plus détendu pour continuer sa journée, explique Stéphanie Gimonet. Se dire “on fait attention à moi, on prend soin de moi” a un réel impact sur l’état d’esprit du salarié. » Pour garantir ce dernier, Stéphanie et son associée veillent à écouter les besoins de leurs employées, notamment en leur permettant de poser des vacances lorsqu’elles le souhaitent ou bien en suscitant la conversation en cas de coup de mou. « C’est mieux de bosser avec des gens qui vont bien », conclut-elle assez logiquement…

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