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La gauche en alternative
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La gauche en alternative

La gauche en alternative

Jeudi dernier, Jean-Philippe Grand et Baptiste Chapuis ont acté leur rassemblement et présenteront, le 28 juin, une liste intitulée « Orléans Solidaire Ecologique – Le Rassemblement de la gauche et des écologistes ». Avec une cible : Serge Grouard.
B.V
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C’est donc place Mozart, au cœur du quartier de l’Argonne, parmi « ceux qui furent les premiers de corvée pendant la crise », que Jean-Philippe Grand, Dominique Tripet, Baptiste Chapuis et Valérie Corre ont officialisé une fusion que beaucoup espéraient… dès le premier tour. Le symbole était cependant clair pour les quatre « ténors » de la nouvelle liste constituée : séduire et emmener avec eux les quartiers populaires. D’ailleurs, ils se disent tous clairement « de gauche », une étiquette que « OSE », au premier tour, avait du mal à assumer. Au final, dans ce nouvel attelage, Jean-Philippe Grand s’est entouré de 33 de ses co-listiers du premier tour, et Baptiste Chapuis de 20. « La composition a été très simple, affirme ce dernier. Elle s’est bâtie à la proportionnelle des résultats du premier tour. » 

Comment ce rassemblement va-t-il vivre jusqu’au deuxième tour et peut-être au-delà, alors qu’il est une composition hétéroclite du PS, du PC et d’EELV ? « On fonctionne déjà comme ça à la Région, rétorque Jean-Philippe Grand. En dehors des questions de personnes, il y a des points qui nous rallient sur le projet. » « Ce n’est pas une agrégation de partis, c’est une dynamique collective. Vous avez une droite éclatée et, devant vous, une gauche rassemblée », répond pour sa part Dominique Tripet, qui n’hésite pas à reprendre le mantra de Michel Ricoud, disparu à la mi-mai : « notre marque, c’est l’humain d’abord. »

On refait le match

Dans l’esprit de cette gauche rassemblée, Olivier Carré est jugé affaibli, démagnétisé. D’ailleurs, aucune attaque frontale ne lui est directement adressé, comme si l’actuel maire d’Orléans n’était plus une menace. Le principal adversaire a donc pour nom Serge Grouard, accusé, pendant le confinement, de « s’être pris pour le maire alors qu’il ne l’était pas. » « Au premier tour, il n’y avait que 772 voix d’écart entre lui et nous », rappelle Jean-Philippe Grand. Du reste, la liste qu’il mène désormais va se servir de l’après-crise pour (re)construire une vraie ligne de fracture entre elle et Serge Grouard. En somme, revenir aux fondamentaux et rejouer le bon vieux match gauche / droite, balayant d’une même main La République en Marche et « l’union des centres » prônée par
Olivier Carré. 

Depuis l’annonce de cette alliance, celle-ci a au moins été publiquement saluée par Yannick Jadot et Olivier Faure, dirigeants d’EELV et du PS au niveau national. En local, les Insoumis orléanais n’ont, eux, pas (encore ?)
affiché officiellement
leur soutien. 

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