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En bons pères de famille
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En bons pères de famille

En bons pères de famille

La semaine dernière, les élus orléanais, et au premier chef Michel Martin, Serge Grouard et Charles-Éric Lemaignen, se sont félicités de la bonne santé financière de leur ville. La gauche n’y a (presque) rien trouvé à redire.
b.v.
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En bons pères de famille-HEBDO-ORLEAN-384 copie

De « bonnes finances », une « bonne épargne », une « dette contenue », des « recettes dynamiques »… En présentant jeudi dernier, au conseil municipal, le compte administratif de l’année 2021 à Orléans, Michel Martin, maire-adjoint aux finances, a enchaîné les satisfecit. Cela fait plus de vingt ans que cela dure, et cela n’avait pas de raison de changer cette année, même si à l’automne 2020, quatre mois après sa (re)prise de poste, Serge Grouard avait prédit des lendemains difficiles sur le plan financier pour la municipalité. Il faut croire que l’on s’était inquiété pour rien puisqu’en juin 2022, tout va de nouveau comme sur des roulettes. « Les fondamentaux de la gestion sont respectés », a ainsi résumé Michel Martin en pointant notamment le faible niveau d’endettement par habitant -757 €- la preuve pour lui que l’avenir d’Orléans n’est pas hypothéqué. L’idée était aussi de mettre en parallèle cette « saine gestion » orléanaise avec l’incurie supposée de l’État à son échelle. « Il est plutôt rassurant ici de voir des comptes sains quand on nous dit qu’en France, nous allons bientôt atteindre la côte d’alerte pour les finances publiques », a commenté l’adjointe orléanaise à l’éducation, Chrystel de Filippi. D’autres élus ont demandé que les collectivités locales, rigoureuses en toutes circonstances, ne pallient pas les manques de l’État, qui dépenserait sans compter. « Alors que le contexte économique se tend, on entend la petite musique monter sur la contribution à venir des collectivités au rétablissement des comptes… », a ainsi prévenu Olivier Geffroy.

« Un travail de vingt ans »

Si certains entendent ainsi monter une « petite musique », d’autres ont l’impression d’écouter le même disque depuis des années à Orléans. Mais la majorité municipale a l’impression de faire le job sur le sujet, et elle veut que cela se sache, quitte à rouler un brin des mécaniques. « Financer nous-mêmes nos investissements à hauteur de 50 %, c’est rarissime, et avoir un désendettement équivalent à 2,8 années, c’est exceptionnel », s’est par exemple enthousiasmé Charles-Éric Lemaignen. Dans ce concert de louanges que la majorité s’est adressée, Baptiste Chapuis osa une légère note discordante : certes, les taux d’imposition fixés par la municipalité n’ont pas augmenté depuis deux décennies, mais les bases, elles, grimpent toujours : « Pour nos concitoyens, leurs impôts locaux augmentent », arguait ainsi le conseiller municipal socialiste qui s’abstenait, à l’instar de son groupe, de voter ce compte administratif 2021. Pas de quoi troubler cependant l’ordre des choses, contrairement à deux jours plus tôt à Saint-Jean-le-Blanc où, dans un contexte nettement plus explosif, le compte administratif de la commune avait été refusé par le conseil municipal. Autre endroit, autres mœurs…

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