La Bouche Rouge sur toutes les lèvres

Après avoir occupé différents postes chez Lancôme, L’Oréal et Kookaï, Nicolas Gerlier a cofondé en 2016 La Bouche Rouge, dont il est depuis le président. La marque, née au sein de la Cosmetic Valley, développe des rouges à lèvres rechargeables à l’écrin luxueux, respectueux du développement durable et au prix abordable… 
Ambre Blanes
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Nicolas Gerlier avait depuis longtemps en lui le désir de créer une entreprise. Il raconte : « il y a cinq ans, je me disais déjà que tout était en train de changer. J’ai vu que notre génération était capable de repenser la cosmétique. Je voyais la beauté des femmes évoluer et arriver à maturité, mais la cosmétique tournait en rond, elle faisait toujours la même chose. Alors que, pourtant, nous devrions être capables de penser, produire et donc de consommer différemment ».

Conscient que la cosmétique demeure la troisième industrie la plus polluante au monde, Nicolas Gerlier a décidé de créer un nouveau modèle. « Lorsqu’on est pionnier, on ne sait pas trop si c’est une bonne idée ou une idée folle… », concède-t-il aujourd’hui. En 2016, la Cosmetic Valley lança un concours, et le projet de Nicolas fut accueilli très chaleureusement : lauréat du concours, il put prendre confiance en son projet entrepreneurial et se lancer en ayant des interlocuteurs avec lesquels confronter puis structurer ses idées grâce au Cosmet’Up, incubateur régional de start-up (aujourd’hui BeautyHub). « C’est important d’être capable d’agir en réseau pour avancer ensemble et passer du projet au produit », dit-il.

Des objets qui se conservent

Pour cet ancien de chez L’Oréal, il a fallu désapprendre ce qu’il avait appris pour faire différemment. Selon lui, en sachant que l’industrie cosmétique figurait parmi les premiers producteurs de plastique, c’était une folie de continuer à créer des produits intégrant ce matériau. Il créa ainsi « une maison de cosmétique » (appellation déposée), avec ses valeurs propres et un produit durable et authentique, pas seulement destiné à faire naître un désir ostentatoire. Ainsi, La Bouche Rouge bannit toute utilisation de plastique depuis le processus de fabrication jusqu’au mobilier du magasin en passant par le packaging. Le bâton lui-même ne contient pas la moindre trace de micro-plastique à l’intérieur de sa formule.

De là, Nicolas Gerlier a pu lancer toute une ligne de maquillage, avec le premier mascara en verre au monde, le premier poudrier rechargeable en métal, des ombres à paupières… Il a aussi multiplié les innovations, comme la possibilité d’avoir ses initiales sur le bâton de rouge à lèvres, ou de transposer une couleur prise en photo en rouge à lèvres… La marque entend ainsi redéfinir la relation que l’utilisatrice a à l’objet et joue sur la fidélisation-client en misant sur un objet qui dure pour la vie (le cuir des étuis provient de tanneries), qui a une histoire et peut également se transmettre. « Nous réussissons à vendre des objets hautement désirables qui sont hautement éco-responsables et à des prix raisonnables », précise Nicolas Gerlier. Les produits sont en effet vendus dès 59 €, la recharge est à 29 €, soit des prix équivalents à ceux des marchés sélectifs.

Plus d’infos
www.laboucherougeparis.fr

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