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Anaïs Groisy : carnée de voyages
Portrait

Anaïs Groisy : carnée de voyages

Cette illustratrice olivetaine, également co-gérante d’une boutique rue des Carmes, a récemment publié un livre de dessins consacré aux 22 communes de la métropole orléanaise. Une suite logique, finalement, pour cette jeune femme dont l’existence a été jusque-là composée de multiples rencontres à travers l’Europe et le monde.
Gaëla Messerli
1988 : Naissance à Orléans
2010 : Obtention d’un master en Angleterre et voyage au Japon
2021 : Publication de son carnet de voyages à travers la métropole d’Orléans

Dans la famille Groisy, le dessin est une histoire de famille. « Ma mère peint beaucoup, raconte Anaïs, l’une de ses deux filles. À 6 ans, je l’accompagnais à ses cours et j’adorais ça ! » Avec Lucile, sa frangine, Anaïs Groisy tient aujourd’hui, rue des Carmes, une boutique d’illustrations baptisé Bahini (« sœur », en népalais). Là, quelques cartes réalisées par sa soeur et des tableaux maternels témoignent de la passion familiale. Pour sa part, Anaïs Groisy a commencé à cultiver son goût pour les carnets de voyage au lycée, pendant ses études d’arts appliqués. « Pourtant, jusqu’à mes 13 ans, je ne voulais pas quitter la France ! » se souvient la jeune femme, qui dit avoir eu le déclic au collège. « J’ai alors fait un voyage en Angleterre, un autre en Italie puis trois mois au Canada en 3e… C’était exceptionnel ! Avec mes amies, j’ai donc voulu tenter l’expérience… » 

Prise par le virus du voyage, Anaïs Groisy part alors faire des études de designer d’objet en Angleterre. De là, elle décide de décliner d’autres expériences autour du monde. « À cette époque, il était possible de voyager pour pas très cher », explique cette ancienne élève de l’école Olivier de Serres, qui a pu financer son voyage au Japon grâce à une Bourse au mérite délivrée par son université anglaise. « J’avais pour sujet de master l’amélioration de la nourriture des fast foods au niveau équilibre alimentaire, détaille-t-elle. Et au Japon, je me suis intéressée à l’esthétisme lié à l’alimentation. » Après l’obtention de son master – à 21 ans –, Anaïs Groisy revient travailler dans une agence de design à Paris. C’est en montrant ses dessins à une cliente que sa carrière bifurque vers l’illustration. « J’avais entendu parler d’un festival consacré aux carnets de voyage à Clermont-Ferrand. C’était sélectif, mais j’ai été prise ! Cela m’a fait me rendre compte que je pouvais être illustratrice », raconte cette Olivetaine, qui voit alors dans cette occasion une bonne raison de quitter son confortable CDI. Se tournant vers le statut d’artiste auto-entrepreneur, elle ne lâche cependant pas la proie pour l’ombre, devenant en parallèle professeur d’arts appliqués pendant deux ans. « Mais rapidement, mon activité d’illustration a pris le pas », se rappelle-t-elle, ajoutant que cette expérience de pédagogue fut cependant formatrice pour elle (elle continue, du reste, d’enseigner
le dessin lors de différents stages et cours). Pour développer son activité, Anaïs Groisy a aussi fait le choix de revenir s’installer dans l’Orléanais. « La boutique Bahini que nous avons ouverte et les objets que nous y présentons sont plutôt destinés aux particuliers, indique-t-elle. Mais je travaille aussi sur des projets sur mesure pour des mairies ou des producteurs, sur tout ce qui est lié au patrimoine et à la gastronomie. » Le chocolatier Max Vauché a par exemple craqué pour les illustrations de l’Olivetaine, tout comme les élus et services de la Métropole, qui lui ont récemment donné carte blanche pour illustrer une balade à travers les 22 communes de l’agglomération orléanaise. L’occasion pour Anaïs Groisy de redécouvrir ou de découvrir des savoir-faire locaux, comme Martin-Pouret, mais aussi de faire d’étonnantes rencontres… « Lorsque l’on dessine, les gens vous racontent facilement leur vie ou l’histoire des lieux… » La preuve qu’il est possible de voyager et d’être surpris à quelques kilomètres de chez soi… 

Du Zimbabwe à la Loire

L’Olivetaine a pourtant toujours soif de découvertes plus lointaines. Après Sancerre, elle prendra prochainement la direction de la Suède puis du Zimbabwe en compagnie de ses « élèves » en dessin et avec toujours des rencontres au menu. Mais avant cela, dès le mois de juin, six illustratrices rejoindront à Orléans la boutique Bahini de la rue des Carmes, qui deviendra « une agence d’illustrations et proposera des styles différents » et permettra à Anaïs Groisy de se concentrer sur la partie « entreprise » de son activité et les stages de dessins qu’elle propose. D’autres ouvrages sont toutefois en préparation, comme un livre pop-up qui devrait faire voyager le lecteur au fil de la Loire à partir du mont Gerbier-de-Jonc. Un bouquin sur le Maroc est également sur le feu, et il faudra attendre Noël pour feuilleter son livre consacré aux savoir-faire gastronomiques. Cette maman de deux jeunes enfants a définitivement des journées bien remplies…

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