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«Renforcer l’attractivité de notre ville»
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«Renforcer l’attractivité de notre ville»

«Renforcer l’attractivité de notre ville»

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la charmante cité prospère des bords de Loire, que l’on croit bénie des dieux avec son histoire et son patrimoine, est confrontée aux mêmes enjeux que les villes de taille moyenne, avec, par exemple, une baisse de sa population depuis 2013. C’est pour cela que son nouveau maire élu à l’été 2020 à qui nous donnons la parole, s’est fixé comme mission de lancer des projets ambitieux pour que sa ville conserve tout son dynamisme.
Propos recueillis par Patrice Naour

L’année a commencé sur une polémique concernant votre voiture de fonction. Comment avez-vous réagi ?

Tout d’abord, permettez-moi d’adresser mes vœux à toutes les Tourangelles et tous les Tourangeaux et bien évidemment aux Amboisiennes et Amboisiens en espérant que 2022 marque la fin de cette pandémie qui nous affecte tous. Je souhaite à toutes et tous de retrouver très bientôt une vie normale, joyeuse et riche de bonheurs. Ensuite, pour des raisons qui me sont propres, je ne conduis pas, c’est ma vie, c’est comme ça et les Amboisiens savaient quand je me suis présenté qu’il en était ainsi. J’ai estimé que pour mes déplacements j’avais besoin d’un véhicule indépendant du parc de la ville, un Renault Espace d’occasion a été acquis et il a été remis en vente car je ne veux pas laisser parasiter notre action par des polémiques stériles. C’est du populisme et de la démagogie. Oui, quand vous avez un maire, président de la communauté de communes, qui se consacre plus qu’à plein temps à sa tâche, cela nécessite un minimum de moyens et cela engendre des dépenses. Il est certain que ceux qui ne font rien ne risquent pas de faire des dépenses….

C’est aussi le cas pour les travaux en mairie que l’opposition vous reproche d’avoir fait ?

C’est la même chose : on ne peut pas leur reprocher des dépenses en mairie puisque pendant des années rien n’a été fait ! Résultat, quand je suis arrivé, l’électricité n’était pas aux normes, à tel point que des entreprises ont refusé d’intervenir pour refaire l’installation. Il n’y avait pas non plus de wi-fi et on a dû renouveler le parc informatique à 75 % car il était obsolète. Et nous avons aussi installé des écrans d’ordinateurs plus grands car il n’aura échappé à personne qu’aujourd’hui beaucoup de choses se déroulent en visioconférence et qu’il faut un minimum de confort visuel, d’où ces nouveaux écrans. Et j’ai aussi fait installer un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite pour qu’elles puissent être reçues si besoin, comme toute Amboisienne et tout Amboisien, à l’étage où se trouve notamment mon bureau. Là encore, permettre l’accessibilité à ces personnes est un minimum dont auraient dû se soucier quand elles étaient aux affaires les personnes qui critiquent aujourd’hui. On modernise et on sécurise aujourd’hui l’hôtel de ville car ça n’a pas été fait pendant des années, c’est tout. C’est aussi le rôle des élus d’entretenir le patrimoine de la Ville pour préserver l’avenir, il faut voir plus loin que son mandat pour préparer le futur et laisser un outil de travail en bon état à nos successeurs. C’est plutôt de la bonne gestion en anticipant sur des travaux qui seront plus importants si on laisse les choses se dégrader…

« Concilier attractivité et cadre de vie »

C’est de bonne guerre de la part de l’opposition, non ?

Non, c’est du populisme ! Toutes ces critiques relèvent de la basse polémique de la part de ceux qui ont laissé la ville s’endormir depuis vingt ans. Il suffit de regarder le résultat du dernier recensement, Amboise perd des habitants depuis 2013, il est grand temps de se relever les manches pour redonner du dynamisme et de l’attractivité à notre ville. C’est à cette tâche que je me consacre pleinement… Le nouveau Plan Local de l’Habitat est à l’étude au niveau de la communauté de communes, nous allons pouvoir affiner les besoins en matière de logements pour stopper l’hémorragie des habitants…

Une dernière question concernant cet épisode : vous vous déplacez comment aujourd’hui ?

J’utilise un véhicule électrique de la ville ou de la communauté de communes conduit par un membre de la municipalité car, contrairement à ce qui a pu aussi être dit, aucun chauffeur n’a été embauché. L’épisode est clos et, avec toute l’équipe municipale, nous sommes au travail pour faire avancer les
dossiers importants de 2022.

Justement, on a effectivement l’impression que ça bouge à Amboise et que les projets sont nombreux…

En tout cas, on s’emploie à dynamiser la ville. Nous avons été élus pour cela, réveiller une ville qui était aussi une belle endormie selon beaucoup d’Amboisiens. Je pense avoir cette capacité de monter les dossiers pour faire avancer les projets, c’est souvent long et compliqué d’étudier la faisabilité de tel ou tel projet, mais il faut passer par cette phase si l’on veut que les choses se fassent efficacement. Ensuite, il faut un cadre pour cette action, une philosophie. Et cela rejoint le constat que je faisais sur la baisse de la population : il faut rendre Amboise plus dynamique, plus attractive sur tous les plans, économique, social, culturel, touristique. Et c’est ce qui guide notre action… Mais tout en restant au service des habitants et en améliorant si possible la qualité de vie des habitants. Si on prend l’exemple du tourisme : il faut toujours renforcer l’attractivité de la ville, développer l’accueil des touristes car c’est une ressource majeure pour la ville. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des Amboisiens qui vivent ici à l’année. Notre cap est donc de concilier dynamisme et attractivité avec la qualité de vie et les services aux habitants.

« Le réaménagement de l’Île d’Or programmé pour 2023 »

Quels sont les projets qui vont voir le jour en 2022 ?

C’est une année importante pour les services aux habitants puisque tout un pôle va être organisé autour de la place Richelieu avec une Maison France Services, la maison de santé, un relais Sépia… Nous allons aussi développer un programme d’appartements inclusifs pour les personnes âgées dépendantes ou les personnes en situation de handicap. Sans oublier le projet de béguinage, une résidence inter-
générationnelle. On est là au cœur du service à la population, une de nos missions clés. Si on ajoute la relocalisation de la Mission locale, qui était dans la zone d’activités Saint-Maurice de Nazelle, en centre-ville, il y a une dimension sociale forte à notre action.

La ville s’est aussi engagée dans l’acquisition d’anciens locaux industriels, de l’autre côté de la Loire, dans le faubourg du Bout des Ponts, pour y faire quoi ?

C’est un gros projet en effet, d’abord parce que cela correspond à la volonté de la municipalité de redynamiser ce quartier qui a pu se sentir délaissé au fil des années par rapport au centre-ville. Sur l’ancien site Prestal, l’idée est de faire un tiers lieu culturel pouvant accueillir différents acteurs et manifestations. La salle des Fêtes actuelle est limitée à 150 personnes. On voudrait un lieu pouvant accueillir au moins le double pour des événements et manifestations culturelles, des expositions, des conférences, etc. L’ancien bâtiment Point P aura lui une vocation plus tournée vers la solidarité, avec la distribution des aides alimentaires ou autres. Cet espace permet aussi de récupérer des places de stationnement supplémentaires dans le quartier de la gare qui est bien encombré. Un nouveau site de stationnement pourrait permettre aux gens de venir plus facilement dans ce quartier…

À condition de franchir le pont…

Avec la Tour d’or blanc de Jean-Michel Othoniel, on a aussi renforcé l’attractivité de la rive droite. Et puis nous allons lancer les études pour l’aménagement de l’Île d’Or qui a vocation à devenir un espace naturel dédié aux loisirs et à la famille. Le démarrage des travaux est prévu en 2023.

Il y a des travaux qui n’en finissent pas en revanche, ce sont ceux du centre aquatique…

Quand je parle de l’importance de savoir monter un dossier pour un projet, on a là un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec un projet lancé en 2015 et dont le coût est passé de 4,9 millions budgétés au départ à 9,5 millions aujourd’hui ! Et je ne parle pas du modèle économique qui a été mal étudié. Nous avons entamé les démarches pour augmenter la fréquentation maximale aujourd’hui limitée à 90 personnes, ce qui ne permet pas d’amortir le coût de fonctionnement de l’équipement. Ceux qui ont la critique facile aujourd’hui devraient réfléchir avant de parler… Comment dit-on déjà ? L’arroseur arrosé, c’est cela ? Cela prêterait à sourire s’il n’en allait pas de la viabilité d’un équipement qui va peser sur les finances de la communauté de communes. J’espère que nous trouverons la bonne solution pour que la population puisse profiter de cet équipement dans de bonnes conditions.

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