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Blessé par balles par un policier
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Blessé par balles par un policier

Blessé par balles par un policier

Jeudi dernier se tenait le procès d’un homme jugé pour ne pas avoir obtempéré à un contrôle de police. Dans l'action, le chauffard aurait manqué d’écraser un fonctionnaire. Croyant son collègue passé sous la voiture, un policier avait alors fait feu sur le fuyard. 
Gaëla messerli
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Pierre*, 31 ans, sans emploi, ayant déjà un casier judiciaire bien chargé côté stupéfiants, était poursuivi la semaine dernière au Tribunal judiciaire d’Orléans pour un refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter, le 1er mars 2018. À ses côtés se tenait son frère, Paul*, 25 ans, qui avait détruit, en y mettant le feu, l’Audi A4 que conduisait son frère.

Ce 2 mars 2018, tout a commencé lorsqu’une patrouille de police prit en chasse, vers 18 h 45, à La Source, une Audi qui força un passage et sema les policiers. Coup de chance : la patrouille reconnut ensuite la voiture et ses trois occupants, vers 20 h, au niveau du carrefour du Auchan d’Olivet. Afin de procéder à l’interpellation, quatre policiers entourèrent alors la voiture. Lorsque celle-ci démarra « en donnant des coups de volant », l’un des policiers, ne voyant plus son collègue, pensa qu’il était passé sous les roues : sortant son arme, il tira et brisa la vitre arrière de la voiture. Blessé, Pierre fut pris en charge vers 21 h 15 au CHRO pour une plaie au thorax. Tandis qu’il donna le nom de l’un de ses frères lors de son admission, Paul se rendit quant à lui à l’hôpital, récupéra la voiture, et alla la brûler à Ardon.

Un tir « justifié », selon les bœufs-carottes

Interrogé la semaine dernière par la présidente du Tribunal judiciaire d’Orléans, Pierre a nié être le conducteur de l’Audi lors du premier refus d’obtempérer, affirmant qu’il était juste à bord. Il a réaffirmé ne pas être non plus le propriétaire de la voiture, même si un garagiste de Pithiviers a indiqué la lui avoir vendue sous un autre nom… Quant au deuxième refus d’obtempérer, à Olivet, il a expliqué n’avoir pas reconnu les policiers et ne même pas s’être aperçu qu’il avait été blessé ! Quant au fait d’avoir donné l’identité de son frère à son arrivée aux urgences, Pierre est resté évasif : « Je ne savais pas qui m’avait tiré dessus, je ne voulais pas donner mon identité ». Ce n’est d’ailleurs qu’au bout d’un certain temps, en garde à vue, que Pierre donna sa véritable identité. Pourquoi pas avant ? « Le médecin voulait me garder encore quatre jours, je n’étais pas en état ! », a plaidé l’accusé. Quant à son frère, il a confié « avoir paniqué » après avoir appris la nouvelle. Se rendant à l’hôpital, il aurait reconnu la voiture à la vitre cassée dans le parking et serait parti la brûler.

Pour l’avocat (parisien) de la défense, Pierre a bien été coupable d’un refus d’obtempérer, mais il n’a pas donné de coups de volant lors du contrôle à Olivet. L’homme de robe a dénoncé le fait que « son client ait été emmené en garde à vue alors qu’il sortait d’anesthésie », et a tenté de faire le procès du policier ayant fait feu, quand bien même la police des polices a conclu que son tir était « justifié et proportionné. » La Procureure a réclamé dix-huit mois de prison ferme pour le conducteur avec un sursis probatoire de deux ans. Pour le petit frère, le Parquet a requis un an de prison avec un aménagement et dix mois pour son complice présumé. Le délibéré est attendu le 2 septembre. 

* Les prénoms ont été modifiés.

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