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Comment atteindre la neutralité carbone ?

Comment atteindre la neutralité carbone ?

Jeudi dernier, l’ADEME Centre-Val de Loire présentait à Orléans quatre scénarios possibles pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 en France. De la frugalité contrainte au pari sur les technologies, quelles sont les pistes envisagées ? 
Gaëla Messerli
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Le premier scénario présenté par l’ADEME Centre-Val de Loire pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 mise sur un bouleversement des modes de vie en utilisant la contrainte : mutualisation des équipements, rénovation énergétique et transformation des logements vacants, mais aussi réduction du nombre de constructions neuves. Dans ce scénario, l’agriculture serait plus extensive et utiliserait peu d’intrants de synthèse. La production serait made in France, réorientée low-tech, et les appareils réparables par les citoyens, la consommation de viande serait divisée par trois. Dans ce scénario, on en oublierait également (presque) l’avion et la voiture, car la mobilité favoriserait la marche, le vélo et le covoiturage.

Le second scénario opte quant à lui pour une « gouvernance partagée et des coopérations territoriales ». Il table sur une « évolution progressive » – mais à un rythme soutenu – du système économique en alliant sobriété et efficacité, avec une transition alimentaire plus sobre et végétale, mais aussi grâce à l’augmentation de l’utilisation du bois des forêts pour les bâtiments. Les biocarburants exploseraient et l’irrigation serait contenue ; la mobilité s’orienterait vers le développement des trains du quotidien, des vélos-cargos et des mini-voitures, tandis que la part du fret ferroviaire et fluvial doublerait. Le secteur énergétique serait dominé par la biomasse et l’électricité décarbonée. Ce scénario mise sur une planification publique qui finance une politique industrielle bas carbone, le recyclage et la valorisation. Le tout accompagné par une réindustrialisation de secteurs ciblés. 

Le pari technologique ? 

Le scénario numéro trois de l’ADEME croit dans le développement technologique plutôt que dans les changements comportementaux. Alors que les métropoles se développeraient, les technologies permettraient une plus grande efficacité énergétique. Nous irions également vers un cycle de déconstruction et de reconstruction massif, mais avec des matériaux moins carbonés. L’agriculture serait intensive, avec des intrants de synthèse, une consommation maximale de la biomasse. Côté mobilités, l’efficacité primerait, avec une décarbonation des flottes et l’électrification des véhicules. Les tendances de consommation se poursuivraient grâce à une décarbonation de l’industrie via le recours à l’électrification et l’hydrogène. 

Enfin, le dernier scénario sauvegarde nos modes de vie actuels en s’appuyant exclusivement sur des technologies qui ne sont pas encore matures. Les grandes villes se développeraient, le numérique s’immiscerait dans les moteurs des véhicules et la gestion de la mobilité. La biomasse serait valorisée énergétiquement, mais surtout l’on capterait et l’on stockerait géologiquement le CO2 grâce à des technologies de pointe. L’électrification dominerait mais la biomasse, les biogaz et biocarburants joueraient les leviers de décarbonation. Désormais, reste à voir ce qu’en retiendront les citoyens et les politiques…λ

Plus d’infos
https://transitions2050.ademe.fr 

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