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À droite toute
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À droite toute

Benjamin Vasset
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S’il ne faut pas les prendre pour paroles d’Évangile, les sondages qui se suivent à l’aune du premier tour de l’élection présidentielle disent tous la même chose sur un point : en France, la droite n’a jamais été aussi forte et la gauche aussi faible. Il y aura bien sûr quelques Macroniens de la première ou de la dernière heure pour nous dire que ce clivage n’a plus lieu d’être, mais on est en droit de croire que c’est du bullshit de communicant. Car si l’on laisse de côté le cas du Président sortant, difficilement classable, les trois candidats de la droite ou de l’extrême-droite que sont Valérie Pécresse, Marine Le Pen ou Éric Zemmour rassemblent en ce moment sur leurs noms un peu plus de 45 % des intentions de vote au premier tour, contre à peine 30 % pour tous les candidats de la gauche réunis. Pour le PS, les Verts, le PC ou La France Insoumise (on en oublie…), c’est à la fois Alésia, Azincourt et Waterloo réunis. À quelques semaines d’aller se faire dézinguer par les électeurs, la pléthore de candidatures n’aide pas tout à fait à resserrer les rangs. À l’idée de se faire découper en rondelles, c’est un peu comme si tous les corps-francs de la gauche décidaient de sauver leur propre pomme et de penser à la bataille d’après dans une logique un brin suicidaire : c’est à celui qui fera le moins mauvais score; c’est à celle qui se sera le moins enfoncée dans la mélasse.

Depuis quelques mois, même en local, c’est la droite qui mène la danse et fait défiler à Orléans ses candidats par le truchement d’un président de section qui est à la fois maire-président de capitale régionale, ce qui aide un peu. Mais c’est un fait : nous ne couvrons pratiquement plus que des événements politiques organisés par la droite, tandis que plus le temps est gris, plus la gauche mollit. Bien sûr, il reste encore quelques convaincus, mais ceux-ci paraissent aujourd’hui davantage militer dans le tissu associatif que dans le champ politique classique. Et au-delà des forces vives, où sont les idées, où est l’entrain, où est la flamme ? « Dis papy François, on aura bientôt fini de traverser le désert ? » Tais-toi et marche. 

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