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Philip Alcock : Peintre de Galles
Portrait

Philip Alcock : Peintre de Galles

Originaire du Pays de Galles, non loin de Cardiff, ce peintre installé à Orléans depuis plus de 20 ans expose en France et à l'étranger. Rencontre avec un contemplatif qui n’a pourtant pas la langue dans sa poche… 
Ambre blanes
Décembre 1958 : naissance à Chypre, de parents gallois
1982 : arrivée en France, à Paris
1998 : emménagement à Orléans

Originaire du Pays de Galles, non loin de Cardiff, Philip Alcock a fait l’École des Beaux-Arts de Londres. C’est là qu’il sympathise avec un professeur d’université qui lui propose un job d’été dans un manoir anglais. « Il s’agissait d’y faire un peu de déco, raconte aujourd’hui l’artiste. J’ai accepté, car c’est toujours bien de travailler quand on est étudiant. Et puis, j’ai toujours voulu faire de la peinture, dans un sens ou dans un autre… » C’est donc dans les Cotswolds, une région située dans le sud-ouest de l’Angleterre, que l’homme pratique et apprend la peinture décorative, pour laquelle une certaine dextérité est requise. Sur le chantier, il rencontre des Italiens basés à Paris : bien que l’envie de les suivre pointe, il s’en retourne cependant après l’été sur les bancs de l’école pour finir son cursus. Deux ans plus tard, en 1982, il finit par s’envoler du Royaume-Uni vers la France, qu’il ne quittera plus jamais.

Continuant à peindre sur des chantiers et dans des maisons de particuliers à droite à gauche, il se déplace alors régulièrement, jusqu’à Genève ou Nice. Entre deux chantiers, il entreprend de réaliser ses tableaux. Abstrait ou figuratif, l’artiste peine à définir son style de l’époque : « je ne sais plus trop, mais il y avait pas mal de pastels ! », juge-t-il aujourd’hui. Si ses peintures n’ont jamais été son revenu principal, il estime tout de même que « peindre, ce n’est pas pour le plaisir : c’est un métier. Il faut beaucoup travailler, voire galérer pour trouver quelque chose. On en jette beaucoup et parfois, il y a quelque chose qui en sort… »

Il lui est d’ailleurs difficile de trouver des sujets. « Dès fois, dit-il, je fais n’importe quoi sur le tableau, et ça vient après coup, sur le tas. Je peux aussi m’aider de photos que j’ai prises. » Le peintre, qui avoue s’être toujours trouvé un peu ‘fake’, a aussi tendance à gratter la toile : « on ne peut jamais faire une ligne droite en grattant, ce n’est jamais propre, ça casse les formes du fait de la résistance. » Finalement, il avance en marchant, ou plutôt en peignant, motivé par il ne sait quoi, comme il dit dans un souffle : « certainement que j’ai quelque chose à dire quelque part… » Philip Alcock expose dans des galeries indépendantes ou via des collectifs et groupes d’artistes, sur Paris mais aussi à Deauville, La Rochelle, Nice et même à l’étranger. On s’étonne qu’il n’ait jamais tiré profit de ses racines pour exposer en terre britannique, mais le retour au pays, très peu pour lui…

Pendant un temps, en devenant père, il s’est un peu éloigné de la peinture artistique. Sa famille, installée auparavant dans les Yvelines, a emménagé à Orléans en 1998, car l’épouse de Philip Alcock, Monica – une prof d’espagnol qu’il rencontra dans un bar à vin parisien – , fut mobilisée sur l’Académie d’Orléans. Une destination assez proche de Paris pour que le peintre continua de travailler. « Localement, j’ai fait Les Artistes Orléanais, raconte-t-il. Hélas, le concept n’est pas très ouvert vers l’extérieur, et la diffusion se fait surtout dans l’agglo… » Le Gallois a quand même participé à L’hommage des Artistes Orléanais à Maurice Genevoix en novembre dernier, à la Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. C’est du reste aux Cafés Jeanne d’Arc que nous l’avons rencontré, lui et l’œuvre-portrait qui fut éditée parmi les étiquettes d’artistes pour le thé créé en hommage à Genevoix.

S’asseoir et regarder

Il y a cinq ans, l’homme a exposé au Grand Palais, à Paris, avec les œuvres d’autres artistes. Il a attiré de fait l’attention de nouvelles galeries indépendantes, au sujet desquelles il glisse en riant : « il faut toujours payer pour exposer, c’est bien ça le problème ! », même s’il devrait prochainement exposer au Village Suisse, à Paris. En attendant, le couple souhaite passer par l’Espagne, où Philip Alcock puise d’autres inspirations. « Là-bas, on peut juste s’asseoir et regarder une scène pendant très longtemps », explique-t-il, comme s’il résumait là, en une phrase, l’essence de son processus créatif. 

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