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Cherchent stages désespérément…

Cherchent stages désespérément…

Du fait de la pandémie et de l’adaptation du temps et des modalités de travail dans le milieu scolaire, de nombreux élèves et étudiants peinent à trouver un stage. Si le Gouvernement a accordé des dérogations pour rallonger les délais, la perspective du diplôme s’éloigne peu à peu... 
A.B
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Malgré leurs recherches assidues, les lycéens orléanais des filières professionnelles (Technique d’usinage, Études et définition de produits industriels et Métiers de l’électricité) de Benjamin-Franklin ne parviennent pas à obtenir de réponse positive de la part des entreprises pour obtenir un stage. Enseignante en Lettres et Histoire, Sanah Jassin se dit très touchée par la situation. Si ses élèves électriciens ont quasiment tous trouvé un stage dans des conditions équivalentes, les techniciens d’usage sont, eux, confrontés à d’importantes difficultés : sur 27 élèves de seconde, seulement 7 ont signé des conventions de stage pour le mois de mai… « Je suis en train de me battre pour la classe de seconde, censée partir en stage du 17 mai au 25 juin, raconte cette enseignante. Je fais en sorte que les élèves ne baissent pas les bras, car subir autant de refus, c’est très difficile. D’ailleurs, j’appelle moi-même les entreprises listées par l’établissement ayant déjà accueilli des stagiaires. »

« Certains n’auront pas le bac… »

Aux élèves comme à leur professeur, le même refus est souvent opposé : certaines structures ont tout bonnement fermé ou ont vu leur activité ralentir. Majoritairement, elles ne pensent pas être en mesure d’encadrer des jeunes ou avoir assez de travail à donner. « On ne met pas ces entreprises en accusation, mais elles doivent comprendre que si elles ne prennent pas part à la formation des jeunes, elles n’auront personne dans trois ans, prévient Sanah Jassin. D’où notre slogan : « nous avons besoin de vous aujourd’hui, vous aurez besoin de nous demain »… »

Certains élèves ont cependant réussi à dénicher une expérience mais ont dû faire des concessions, comme Émilien, qui a trouvé un stage à 60 km de chez lui et va loger dans un camping à proximité. Pour d’autres, il est question de prendre plusieurs cars et bus le matin et le soir, pour un stage à l’autre bout du département. Pour les dessinateurs industriels qui sont une vingtaine, la recherche de stage en bureau d’étude – déjà retorse en temps normal –, se corse du fait de la crise. Car là aussi, les entreprises font le choix du télétravail… Le lycée a ainsi adapté son fonctionnement cette année en acceptant d’accueillir les élèves dans ses murs tandis qu’ils travaillent pour l’entreprise, encadrés par les enseignants. Une pratique impossible pour les techniciens d’usinage, qui doivent travailler sur des machines. Quant aux Terminales, qui ont subi le confinement strict de 2020 et qui devaient effectuer leur stage dès octobre 2020, il est hélas déjà trop tard : certains n’enregistrent aucune semaine de stage. Sanah Jassin ne cache pas son désarroi : « l’équipe pédagogique est complètement désœuvrée, confie l’enseignante. Les élèves viennent en classe mais se demandent pourquoi, car ils n’auront pas le bac. Ils sont presque déscolarisés alors que pourtant, leur filière recrute ». Cette professeure tente même de caser des élèves via son réseau personnel, avec le risque que ses élèves échouent dans un garage ou des entreprises de plomberie, où ils n’apprendront pas leur métier… 

 Plus d’infos : Pour venir en aide aux élèves :
02 38 79 10 21.

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