Matthieu Schlesinger en pôle

Le maire d’Olivet apparaît comme le favori pour présider aux destinées de la Métropole orléanaise à partir de la mi-juillet. L’intéressé assure que rien n’est fait pour le moment mais même à gauche, on reconnaît qu’il a le profil…
B.V
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Ce n’est pas encore tout de suite qu’on peut lui donner du « Monsieur le Président », mais on peut déjà s’y préparer. Matthieu Schlesinger, maire d’Olivet, fait en effet converger vers lui toutes les discussions quand on évoque la direction de la Métropole. « Oui, j’ai le profil, mais on ne se porte pas candidat comme cela », nuance le principal favori, qui assure qu’il ne rencontrera Serge Grouard qu’en début de semaine prochaine. Le scénario qui revient en ce moment est pourtant celui-ci : Matthieu Schlesinger à la présidence de la Métropole, donc, Michel Martin en président délégué et Charles-Éric Lemaignen comme vice-président aux Transports.
« Je n’en ai pas entendu parler, répond le maire d’Olivet. Une présidence déléguée ? Je ne connais pas de collectivité* qui fonctionne comme ça. Après, cela dépend ce qu’on y met. Si ce poste prend les contours d’une vice-présidence aux Finances… »

Ce scénario, Christophe Chaillou, le maire (PS) de Saint-Jean-de-la-Ruelle en a lui eu connaissance, et il ne le voit pas tout à fait d’un bon œil. « D’une, ce serait un scénario très masculin, dit-il. De deux, il poserait un certain nombre de problèmes, car il concentrerait des fonctions essentielles entre les mains d’un groupe qui partage les mêmes sensibilités. De trois, je ne suis pas sûr que l’idée d’un président délégué soit facile à gérer pour un président… »

Nouveaux rapports de force

À deux grosses semaines de la réunion du conseil d’installation, chacun avance donc ses pions, et a également regardé avec attention les résultats du deuxième tour le week-end dernier, pour savoir quelle serait la composition de la future assemblée métropolitaine (89 sièges, dont 24 pour la liste de Serge Grouard). Matthieu Schlesinger l’analyse de cette façon : « le conseil va être, très schématiquement, partagé en trois groupes : la gauche aura un tiers des sièges, les élus divers droite, comme moi, un autre tiers, et le restant sera dévolu à la liste LR d’Orléans. On s’aperçoit donc que la droite et le centre sont majoritaires, même s’il y a un certain rééquilibrage à gauche. » Ce « rééquilibrage », Christophe Chaillou le perçoit lui aussi – c’est un euphémisme – et s’appuie dessus pour peser : « le bloc de gauche s’est renforcé. Sept villes sur dix, parmi les plus importantes de la métropole, sont à gauche, et ce n’est pas neutre. La droite classique n’est plus majoritaire. » Et le maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle de prévenir : « Orléans n’est pas en situation d’imposer un candidat ou une candidate ». D’où l’hypothèse Matthieu Schlesinger, qui présente un profil plus consensuel, ce que reconnaît d’ailleurs Christophe Chaillou : « c’est une hypothèse intéressante, car il a l’expérience, ce n’est pas un élu d’Orléans et il est de centre-droit. Mais il y a d’autres possibilités… » Qui ? Lui ? « Non, je ne suis pas du tout dans l’optique de déposer une candidature pour le moment. »

*Orléans Métropole n’est pas une collectivité mais un Établissement Public de Coopération Intercommunal (EPCI). 

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