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De bon goût
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De bon goût

Benjamin Vasset
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S’il y a bien, aujourd’hui, un sujet qui fait consensus dans l’éventail politique, c’est celui-là : à gauche, à droite, au centre et aux extrêmes, tous vantent les mérites du « consommer local » et des circuits courts. Avec un tel plébiscite, on se demande bien pourquoi les grandes surfaces ne se sont jamais aussi bien portées et pourquoi elles dégueulent toujours de clients les samedis après-midi. Parce que « c’est plus simple » et parce que le bon peuple pense surtout, à raison et parfois à tort, que son porte-monnaie va un peu moins peiner en léchant les rayons austères de ces grands temples de la consommation moderne. L’appartenance sociale n’y fait rien : chacun sait à peu de chose près qu’en achetant des plats préparés, il fait mal à ses intestins, à l’agriculteur qui trime comme une bête et à la planète en général, mais il lui est encore bien difficile de changer pour de bon son mode de vie. La faute à qui ? On a envie de dire aux consommateurs d’abord, qui ne se remuent pas assez pour faire l’effort d’aller au-delà de leur flemme et de leurs choix, mais on ne peut tout à fait exonérer les pouvoirs publics de leurs responsabilités qui, comme souvent, se réveillent un peu tard pour accompagner, sur le terrain, une lame de fond qui devrait rassembler les énergies et faire sens pour tout le monde. Enfin, les producteurs eux-mêmes manquent parfois de temps et d’idées pour se rendre plus désirables auprès de ceux qu’ils sont censés séduire. Bref, comme dans tant d’autres sujets, c’est un peu la faute à tout le monde si nous continuons à nous intoxiquer le sourire aux lèvres, en remettant à demain ce que nous pourrions faire aujourd’hui. Alors que le chantre de la théorie du Colibri, Pierre Rabhi, est mort la semaine dernière, il serait peut-être bon de profiter de la période de vacances de Noël qui s’ouvre et laisse souvent place à une grand-messe orgiaque de surconsommation, pour réfléchir un peu à ce que nous pouvons faire, chacun, pour ralentir la course folle du monde.

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