Ici, l’aventure commence !

Certes, la Loire à Vélo passe à Orléans mais, que vous soyez croyant ou non, il y a aussi, depuis des siècles, le pèlerinage de Compostelle par la voie de Tours. Malgré le risque de voir quelques hébergements fermés en chemin, des marcheurs – au sens premier du terme… –, passent déjà par Orléans pour goûter aux joies de cette aventure séculaire.
Gaëla Messerli
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La via Turonensis – ou voie de Tours – prend son départ à Paris au pied de la tour Saint-Jacques. L’un de ses itinéraires passe par Orléans (l’autre passe par Chartres). Son nom provient du sanctuaire de saint Martin, à Tours, qui fut un grand pèlerinage au haut Moyen Âge. À Orléans, sur les bords de Loire, le symbole de la coquille rappelle ce parcours séculaire aux abords du pont de l’Europe.

Sans argent jusqu’à Saint-Jacques !

Si, selon nos confrères de France Bleu Touraine, l’association Les chemins de Compostelle en Touraine déconseille de se lancer cette année dans ce pèlerinage, ce n’est pas la position de Compostelle 45, l’association des Amis de Saint-Jacques dans le Loiret. « Les gens font ce qu’ils veulent !, commente Patrick Lacheré, son président. Il y aura peut-être plus d’hébergements fermés cette année, alors je leur conseille de téléphoner avant. » À Orléans, cependant, la halte jacquaire est ouverte. « Nous avons déjà une dizaine de réservations en juillet et en août de personnes venant de Paris, y dit-on. Il y a eu certes des annulations, mais cela reste une année normale pour
le moment. » 

Lucie, 20 ans, réserviste dans l’Armée, fait partie de ces pèlerins. Rencontrée en bord de Loire, la coquille accrochée au sac, la jeune femme compte avec son ami aller – sans argent – jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. « Nous avons fait des bivouacs les premières nuits, raconte-t-elle. À Artenay, nous avons été accueillis au presbytère. Et hier, par des relations, nous avons été hébergés par une famille d’Ingré. Nous avons fait de belles rencontres. » Cette pèlerine, qui a grandi dans un environnement catholique, voit ce chemin comme « un défi personnel » et se donne trois mois pour le relever. « Pour le moment, le plus dur, c’est la chaleur ! », sourit-elle. 

2021, année jacquaire

Même si les chemins de Saint-Jacques peuvent séduire cette année car ils parcourent le territoire français, pour le président de l’association Compostelle 45, c’est en 2021 qu’ils risquent d’attirer davantage de pèlerins. « 2021 est une année jacquaire, car la Saint-Jacques tombe un dimanche, et il faut environ deux mois et demi pour faire le chemin, souligne Patrick Lacheré. Nous devrions donc voir plus de monde à Orléans entre avril
et mai. » 

L’association a d’ailleurs déjà prévu d’être présente à Santiago de Compostela, le jour J, l’an prochain. Le célèbre guide des pèlerins, le Miam-Miam-Dodo, a d’ailleurs prévu de sortir une édition consacrée à la voie de Tours en décembre prochain. De quoi certainement renforcer la fréquentation du chemin passant par Orléans. « Maintenant, il y a aussi un itinéraire proposé par nos collègues de Paris, relève Patrick Lacheré. Cela contribue à l’essor de la voie de Tours, qui était auparavant la moins fréquentée. »

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