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Salti, danse épidémique !

Salti, danse épidémique !

La Scène Nationale d’Orléans invite la Compagnie Toujours Après Minuit à se produire sur scène à trois reprises le mercredi 8 décembre, dans le cadre de sa programmation jeune public. Dans ce spectacle intitulé Salti, il est question de… contagion, mais au sens joyeux du terme !
Ambre Blanes
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Depuis leurs premières performances à double visage, emblématiques d’un compagnonnage aux projets foisonnants, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna défrichent différents paysages artistiques en duo : théâtre, danse et musique. Soit autant d’espaces où le corps est en mouvement et les mots visitent tantôt le terrain langagier du catalan ou de l’espagnol, tantôt celui du français, donnant lieu à des incongruités de sens ou d’associations. Travaillant sur le non-dit des corps et la fantaisie, le propos de leurs pièces fait entendre sur scène la part de l’autre, son droit de cité. Leurs matériaux ? Le rire, l’émotion, l’énigme et l’allégorie, le tout flirtant avec une certaine tendance à l’utopie. « Si les spectateurs orléanais se souviennent de leur présence lumineuse, de leur humour (parfois noir), de leur amour des mots et de leurs performances hybrides, voilà qu’elles leur reviennent en grande forme ! », annonce ainsi la Scène Nationale, qui accueille le(s) spectacle(s) le 8 décembre prochain. Salti étant intégré au dispositif GRAND!E – Une saison jeune public à Orléans, qui a pour vocation de rendre visible l’ensemble des propositions artistiques de certaines structures culturelles orléanaises à l’adresse des enfants de 2 à 12 ans et de leurs parents, le public peut entrer de nouveau, ou pour la première fois, dans l’univers de ce duo féminin inventif.

Le thème du spectacle, qui n’est pas sans rappeler l’actualité, n’a pourtant rien à voir avec celle-ci, mais évoque plutôt la fièvre du dancefloor. Si la musique et la danse peuvent être prescrites aux malades pour délivrer des fièvres, ces remèdes s’avèrent parfois contagieux, à la façon d’un pharmakon, qui désigne à la fois le remède et le mal qu’il soigne. Cette contagion de scène est toutefois joyeuse et festive. Elle nourrit, ici, la création d’un conte drôle, cruel et fantastique. 

D’ailleurs, connaissez-vous l’histoire de la tarentelle ? Cette danse populaire du sud de l’Italie soignerait paraît-il les tarantolata, personnes piquées par l’insecte venimeux taranta. Dans son utilisation en littérature comme dans l’univers de la bande dessinée, la tarentelle est parfois associée à un syndrome de jambes sans repos. Salti présente ainsi trois amis qui choisissent celui ou celle qui jouera ce rôle : le piqué. Ses camarades conjurent alors le sort en interprétant la fameuse danse magique. Chacun invente des pas, des chants ou des comptines pour parfaire cette fable où l’imagination est reine. Histoire d’aller chasser l’ennui en famille, choisissez ce tumulte joyeux, interprété par les acteurs et danseurs Jim Couturier, Louise Hakim et Théo le Bruman. Il rappelle les vertus thérapeutiques et joyeuses de la danse, non sans adresser un éloge aux valeurs de l’amitié et de l’empathie, autant d’ingrédients dont nous ne saurions nous passer en cette saison…

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