|
|
Un nouveau vaccin français contre la Covid-19 sera développé à Tours par la start-up LoValTech
|
|
Un nouveau vaccin français contre la Covid-19 sera développé à Tours par la start-up LoValTech

Un nouveau vaccin français contre la Covid-19 sera développé à Tours par la start-up LoValTech

Mis au point par le laboratoire BioMAP (Bio-Médicaments Anti-Parasitaires) de la faculté de Médecine de Tours en partenariat avec l’INRAE, ce vaccin à injection nasale a obtenu des premiers résultats très convaincants en laboratoire sur les rongeurs. Il entre à présent dans les phases de tests cliniques sur les humains. Pour cela, une licence d’exploitation a été concédée à la start-up LoValTech, installée à Mame, qui va assurer le développement du vaccin en vue de sa mise sur le marché début 2024. Ce développement nécessite un investissement de plus de 350 M€ !
P.N.

L’université de Tours et l’INRAE (Institut National de Recherche en Agriculture, Alimentation et Environnement) ont présenté officiellement jeudi 20 janvier le nouveau vaccin nasal mis au point par le laboratoire BioMAP (Bio-
Médicaments Anti-Parasitaires), émanation conjointe de la faculté de Médecine de Tours et de l’INRAE  dirigé par le professeur Isabelle Dimier-Poisson. Une équipe de chercheurs travaille sur ce vaccin depuis juin 2020, et les pré-tests sur les rongeurs, souris et hamsters, se sont révélés efficaces à 100 %, à la fois contre les effets de la maladie sur les individus mais aussi contre la transmission à leurs congénères. « Le fait que le vaccin bloque toute contagiosité est une avancée majeure », explique d’Isabelle Dimier-Poisson. Qui est aussi très confiante quant à son efficacité sur l’Homme.

Pour développer le vaccin, il faut à présent passer aux phases de tests cliniques sur les humains qui nécessitent d’abord de produire une quantité de vaccin suffisante. Pour ce faire, l’université de Tours et l’INRAE ont concédé une licence d’exploitation à la start-up tourangelle LoValTech créée pour l’occasion par quatre personnes (voir encadré ci-contre).

La start-up, installée dans les locaux de la cité de la création et de l’innovation à Mame, s’est mise en quête de fonds pour procéder à la phase 1 des tests cliniques (un processus qui en compte trois) et qui comprend, outre la logistique et le suivi des tests auprès d’un panel de volontaires, le coût de fabrication du vaccin dit « protéique à partir de la protéine Spike et non adjuvanté » et la mise au point d’un contenant pour permettre son instillation par voie nasale.

Cette phase 1 nécessite environ 5 M€ d’investissements avant la phase 2 qui, elle, demandera 30 M€ avant une phase 3 de tests grandeur nature auprès des milliers de volontaires qui nécessitera, quant à elle, entre 300 et 350 M€ d’investissements !

Plus de 350 M€ d’investissements

L’ensemble du processus de validation clinique puis d’industrialisation doit durer 2 ans avant la mise sur le marché du vaccin fin 2023 – début 2024. Parmi les avantages de ce vaccin par voie nasale, outre le fait qu’il ne nécessite pas de seringue pour la piqûre, c’est qu’il devrait permettre un simple rappel annuel, un peu à l’image du vaccin anti-grippe, et qu’il garantirait l’immunité pour l’année, même contre les différents variants. Les études cliniques en diront plus sur sa capacité à être adapté aux futurs variants.

L’autre gros avantage du vaccin LoValTech – qui devrait recevoir un autre nom en vue de sa mise sur le marché –, c’est qu’il se conserve pendant des mois au froid à une température de 4 °C, comme n’importe quel autre vaccin courant. Ce qui est un plus considérable en vue de son expédition vers les pays en voie de développement – souvent des pays du Sud où les chaleurs sont importantes – qui n’ont pas les infrastructures pour la conservation des vaccins à ARN messager conservés à des températures bien en dessous de 0 °C. LoValTech, qui a déposé des brevets pour une exploitation internationale du vaccin, est d’ores et déjà entrée en contact avec COVAX, l’organisme international chargé d’assurer la coordination des livraisons des différents vaccins aux pays pauvres. Une perspective qui pourrait assurer une viabilité économique certaine au vaccin « made in Tours ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

AUTRES ARTICLES A LIRE
La chaleur renouvelable, c’est gagnant-gagnant avec tours métropole val de loire !
Le prix des énergies fossiles flambe ! Et cette augmentation...
Ludovic Renard, Maraîcher tout-terrain !
Il devenu champion d’Europe de cyclo-cross catégorie « Masters » début novembre...
COSTA-GAVRAS SOUFFLE LES 50 BOUGIES DE LA CINÉMATHÈQUE
Du 25 au 28 novembre, la Cinémathèque de Tours reçoit le grand...
Événements de la semaine
8
Oct
Grand Théâtre
Ven. 8 oct. à 20 h
6
Oct
Vinci, Tours
Mer. 6 oct. à 20 h 30 
2
Oct
L’hôtel de ville de Tours.
2 et 3 oct. de 10 h à 18 h
1
Oct
Oésia, Notre-Dame-d’Oé
Ven. 1er à 18 h 30 et 20 h, sam. 2 à 11 h, 15 h et 17 
4
Juin
Chinon
DU 4  AU 6 JUIN
4
Juin
Grand Théâtre de Tours
Ven. 4 à 19 h, dim. 6 à 15 h, mar. 8 à 19 h
ARTICLES RÉCENTS