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A 10 : à quoi sert l’élargissement ?
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A 10 : à quoi sert l’élargissement ?

A 10 : à quoi sert l’élargissement ?

Dans la métropole, difficile de ne pas remarquer le chantier d’élargissement de l’A 10. Cet été, les bouchons devraient y être nombreux, comme d’habitude, lors des périodes de chassé-croisé. Alors que la facture finale de ces travaux va se chiffrer à 222 M€, ce projet était-il vraiment nécessaire ?
g.m
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A 10 - à quoi sert l’élargissement-HEBDO-ORLEAN-384

Pendant les vacances d’été, les travaux d’élargissement de l’A 10 vont se poursuivre de manière « à gêner le moins possible la circulation, explique Thierry Maillé, directeur de la construction chez Vinci Autoroutes. Nous allons rester en trois voies, même si celles-ci sont un peu moins larges sur quelques portions. La vitesse continuera également à être limitée à 90 km/h pendant tout l’été ». D’ici mi-2024, l’A 10 passera ainsi, au nord de la métropole, en deux fois quatre voies. Pour ceux qui se demandent si le jeu en vaut vraiment la chandelle, Vinci Autoroutes justifie ce chantier pour des raisons de sécurité et de mise aux normes. Avec ses 64 000 véhicules par jour en moyenne, « il était grand temps (de procéder à ces travaux), explique Thierry Maillé. Il faut savoir que normalement, on élargit à partir de 61 000 véhicules/jour. Ce chiffre a été calculé pour permettre l’intervention en urgence ou l’entretien en trafic régulier. En cas d’accident avec un poids lourd, il y a également moins de risques de coupure de l’autoroute lorsqu’il y a quatre voies ». D’après Vinci, lors des périodes de vacances, la barre des 100 000 véhicules/jour est allègrement franchie, et ces derniers ne viennent pas tous d’Île-de-France. « Au quotidien, il y a déjà plus de 50 % du trafic, matin et soir, qui vient de l’Orléanais ! » À cela s’ajoute, selon Thierry Maillé, le besoin de mettre aux normes la structure, notamment sur le plan environnemental : « Nous avons ainsi créé et élargi certains bassins hydrauliques. »

Limiter l’impact

Cet élargissement a certes été financé à 100 % par Vinci, mais l’échangeur de Gidy, lui, a été subventionné par le Département et la Métropole, respectivement à hauteur de 9,65 et 7,65 M€ « pour fluidifier la circulation et aider à l’attractivité du territoire », d’après les explications données à l’époque. Christian Dumas, le maire d’Ingré, commune impactée au premier chef par cet élargissement, a fait partie des quelques élus à s’être élevé contre cette transformation. « Le tracé a déjà coupé notre commune en quatre. Et en élargissant, l’autoroute se retrouve à proximité immédiate des habitations », continue de penser l’édile, qui ne croit pas que l’élargissement résoudra les problèmes de bouchons. Pour lui, la solution aurait été la création d’un « barreau autoroutier » entre Meung-sur-Loire et Artenay « afin de contourner la métropole. Bon, l’élargissement devait coûter moins cher… ». Depuis le début du projet, Christian Dumas s’est lancé dans plusieurs batailles avec Vinci : négociation du prix des terrains, amélioration des passages sous l’autoroute, protections acoustiques… Il semble que le maire d’Ingré ait été entendu car, chez Vinci, on s’active justement à la pose de murs anti-bruit et autres merlons de terre (ces travaux devraient d’ailleurs être terminés en fin d’année, ndlr). « Ensuite, il n’y aura plus que le revêtement aux propriétés acoustiques à poser en fin de chantier », insiste Thierry Maillé. Sur le plan environnemental, Didier Papet, l’un des présidents de l’association Loiret Nature Environnement, continue quant à lui de se désoler de l’artificialisation des terres agricoles et forêts causée par l’élargissement, qui « booste la logistique déjà galopante ». Néanmoins, ce naturaliste reconnaît que son association a été associée au projet et que Vinci a « fait le maximum pour être dans les clous. Ils ont prévu un suivi des espèces, reste à savoir ce qu’ils en feront… ». Enfin, pour ce qui est de la gestion de l’eau – les inondations de 2016 sont encore dans les mémoires –, Didier Papet explique avoir alerté Vinci « sur la Retrève, car nous ne sommes pas à l’abri des remontées de nappe ». « Un aménagement complémentaire a été prévu en cas de crue », répond sobrement Thierry Maillé. Reste donc à attendre 2024, date prévue de la fin du chantier. Une fois terminé, la vitesse sera limitée à 110 km/h (au lieu de 130) entre Orléans-Nord et la bifurcation avec l’A 71.

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