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Contrat non-signé entre l’USO et l’adjoint aux Sports de la mairie d’Orléans : enquête sur les circonstances de sa rédaction
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Contrat non-signé entre l’USO et l’adjoint aux Sports de la mairie d’Orléans : enquête sur les circonstances de sa rédaction

Contrat non-signé entre l’USO et l’adjoint aux Sports de la mairie d’Orléans : enquête sur les circonstances de sa rédaction

Face aux admonestations de Romain Lonlas (lire ci-contre), Philippe Boutron a exhumé un contrat (non-signé) rédigé au mois d’avril 2022, dont l’objectif était de faire revenir l’actuel adjoint orléanais aux Sports, Thomas Renault, comme directeur sportif de l’association USO à partir du 1er septembre. Mais qui a rédigé ce document, dont toutes les parties disent ignorer l’origine ?
B.V
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Lundi, Philippe Boutron a vu rouge. Énervé par les propos de Romain Lonlas sur lesquels nous l’invitions à réagir et qui faisaient suite à des mois de relations tendues, le président de l’USO (SASP) a décidé de « sortir » un document étonnant, qu’il a transmis à La Tribune Hebdo, mais aussi à France Bleu Orléans et La République du Centre. Ce document, c’est un contrat de travail daté du 15 avril 2022 devant lier professionnellement l’association USO et Thomas Renault, actuel adjoint orléanais aux Sports, et gardien de but historique du club orléanais. Il y est stipulé que ce dernier serait engagé en CDI comme « directeur sportif » de l’association USO à partir du 1er septembre 2022, pour un salaire de 2 583, 33 € bruts par mois. Dans ce contrat à en-tête de l’association USO, celle-ci s’engagerait également à reprendre les 14 ans d’ancienneté au club de Thomas Renault. Il est aussi prévu que ce dernier soit embauché « sans période d’essai ». Précision d’importance : ce contrat n’a été signé ni par Thomas Renault ni par Patrick Laurent, le président de l’association USO. Il est donc, pour résumer, resté à l’état de projet, puisqu’à la date du 1er septembre 2022, Thomas Renault était toujours adjoint au Sport à la mairie d’Orléans. Une question se pose cependant : au vu du contexte conflictuel entre les acteurs de ce dossier, ce document peut-il avoir été fabriqué ? « Il est authentique, même s’il n’y a pas un mot que je cautionne dedans », assure Patrick Laurent, le président de l’association USO, qui certifie… ne pas en être l’auteur. « J’ai pris connaissance de ce contrat à sa réception, au mois d’avril dernier », continue-t-il. Qui lui a envoyé ? « Je ne sais pas », répond ce dernier. Contacté, Thomas Renault jure également « ne pas être au courant » de ce contrat, même si l’actuel adjoint aux Sports convient de « contacts » ayant eu lieu avec Patrick Laurent, mais « bien avant » avril 2022, afin qu’il « puisse revenir » à l’USO, un club auquel il se dit toujours très lié affectivement. « Quand Philippe Boutron a mis son veto, ça s’est arrêté là, affirme ainsi Thomas Renault. Et moi, ce contrat dont vous me parlez, je ne l’ai jamais vu. » Une question subsiste cependant : qui a transmis au mystérieux auteur de ce document l’adresse postale et le numéro de Sécurité Sociale de Thomas Renault, clairement mentionnés ?

Qui l’a écrit ?

Le 15 avril 2022, Philippe Boutron, victime d’un attentat sur le Dakar, le 30 décembre 2021, était encore hospitalisé en région parisienne. Il dit avoir été informé de l’existence de ce contrat et en avoir visualisé le contenu au mois de juin dernier. Et il assène, en brandissant un historique de mails : « pendant que j’étais à l’hôpital, monsieur Lonlas (conseiller municipal délégué aux grands événements sportifs, voir ci-contre) a envoyé ce contrat avec en-tête de l’association USO pour y faire embaucher Thomas Renault ». Dans quel but, selon Philippe Boutron ? « Mettre la main sur l’association pour, ensuite, me pousser à vendre », affirme-t-il. Contacté mardi soir, Romain Lonlas a pointé « une polémique nulle et non-avenue, qui obère la seule question importante qui vaille : le club et son avenir à court terme. »

Au-delà du mystère sur l’origine de ce document, sa révélation aura-t-elle des conséquences politiques ? Mardi, certains élus de la majorité municipale, qui avaient pris connaissance avant les médias de la teneur de ce contrat, s’étonnaient de l’existence potentielle de cette « porte de sortie » qui aurait pu bénéficier à Thomas Renault. Quant au cabinet du maire d’Orléans, visiblement renseigné depuis lundi sur le sujet, il n’avait pas plus de réponse à fournir sur l’origine de ce contrat et évoquait, mercredi matin, une possible « tempête dans un verre d’eau. ».

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