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« Nous avons besoin de logements ! »
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« Nous avons besoin de logements ! »

« Nous avons besoin de logements ! »

ZAC Fil Soie, Val Ouest, quartier Carmes-Madeleine… Orléans se construit. Béatrice Barruel, adjointe au maire d’Orléans en charge de l’urbanisme, fait un point sur les projets immobiliers en cours ou en projet dans la cité johannique.
Gaëla Messerli
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Plusieurs ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) sont en train de se dessiner à Orléans mais également des reconstructions de logements, proches du centre-ville…

Nous avons effectivement des projets dans les quartiers, du nord au sud en passant par l’est et même l’ouest, en lien avec Saint-Jean-de-la-Ruelle et la Métropole. II y a les ZAC, mais aussi deux opérations de renouvellement urbain, avec l’ANRU 2, à La Source et l’Argonne.

On entend régulièrement des habitants s’inquiéter de la densification des villes. En quoi cette urbanisation est-elle nécessaire ?

Nous avons besoin de logements pour faire face à l’évolution de la ville, autant sur le plan démographique qu’au niveau de la décohabitation des habitants. Le but n’est pas de bétonner. Par exemple, pour la ZAC Madeleine, il y avait avant un hôpital avec une imperméabilisation presque totale des surfaces. Là, le projet, outre un jardin, comporte des allées et une végétalisation. D’une manière générale, nous essayons d’être vertueux en densifiant de manière raisonnable. Nous suivons également notre feuille de route en matière de décarbonation. Après la rénovation du centre ancien, il va y avoir la transformation des mails, Place d’Arc et celle des Halles-Châtelet. La ville est en perpétuelle évolution.

Au niveau de l’ancien hôpital Madeleine, combien de logements, notamment pour les étudiants, sont prévus ?

La Pension Dubreuil s’achève actuellement. Il y aura quatre îlots avec 350 logements. Le CROUS prévoit sur sa partie, en plus du restaurant universitaire, une résidence. Sur ce site, pour qu’il y ait une vie toute l’année, il n’y aura pas seulement des étudiants. De plus, d’autres résidences étudiantes doivent voir le jour à proximité : rue Croix de Bois et impasse du Coq. Et il y a des bâtiments, comme celui de la CARSAT, qui souhaitent déménager et qui pourraient très bien être transformés en résidence étudiante ou mixte. Enfin, il y a aussi une quarantaine de logements, dans les différents îlots, qui sont en train d’être achevés rue des Carmes. Les livraisons coïncideront avec l’arrivée de l’université en 2025.

Parmi les ZAC qui doivent sortir de terre, il y a celle du Fil Soie, au niveau de l’avenue des Droits de l’Homme. Combien de logements accueillera-t-elle ?

Au niveau de Fil Soie, il y a des espaces naturels auxquels les habitants tiennent. Il y a des longères, mais nous sommes aussi près du quartier Saint-Marc, qui est assez dense. Il y a une notion de quartier avec une biodiversité à préserver. Il y aura donc un grand cœur vert, le long de l’avenue des Droits de l’Homme, et un travail autour des mobilités douces. 200 logements sont prévus sur le premier îlot. Cette ZAC doit se construire jusqu’en 2035 et compter, à terme, 600 logements. Il s’agira de maisons, de petits collectifs et d’habitats intermédiaires, de trois ou quatre étages au maximum.

Et pour la ZAC Val Ouest, à la frontière avec Olivet et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin ?

Celle-ci a la particularité d’être située en zone inondable, avec des habitations déjà en lisière. Il y a également une perspective sur la cathédrale et des espaces naturels à préserver tout en intégrant la problématique de la résilience. La typologie de logements doit donc être adaptée à l’écoulement de l’eau. Pour cela, nous allons commencer par un îlot démonstrateur de trente maisons, à partir de 2023 (450 logements au total construits sur 15 ans, ndlr). Nous sommes sur le même calendrier au niveau de la ZAC Fil Soie.

Est-ce que la ZAC Val Ouest sera un éco-quartier ?

Non, pas au sens strict, mais elle répondra aux préconisations environnementales et comportera des matériaux biosourcés. Le seul véritable projet d’éco-quartier est celui des Groues. C’est un projet métropolitain, partagé entre Orléans et Saint-Jean-de-la-Ruelle. Nous avons sanctuarisé le parc. Au total, il y aura environ 900 logements. Nous y retrouverons des matériaux biosourcés, probablement du photovoltaïque… Nous avons voté, lors du dernier conseil métropolitain, la procédure de consultation en vue de la désignation d’un aménageur.

En dehors des deux ZAC, des projets privés se développent aussi…

Il y a une belle opération d’environ 300 logements au niveau de l’îlot Libération, qui va redessiner l’entrée de ville. Nous travaillons aussi sur nos friches. Au niveau de l’ancien garage, à l’entrée du Faubourg-Bourgogne, un ensemble immobilier va être construit. Place Saint-Pierre-le-Puellier, le projet a, quant à lui, été redessiné en cohérence avec les bâtiments anciens. Quant à la rue Saint-Flou, où un mur de maison s’était effondré, c’est un projet privé et une expertise judiciaire est en cours… Et il y a les Vinaigreries pour lesquelles nous attendons les études de destination.

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