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Enfance : davantage de prévention
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Enfance : davantage de prévention

Enfance : davantage de prévention

Le Département du Loiret s’engage avec les agents de sa Protection Maternelle et Infantile (PMI) dans la démarche Petits Pas, Grands Pas, afin de se rapprocher plus vite et plus efficacement de toutes les familles dès le quatrième de mois de grossesse.
Gaëla Messerli
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Chaque année, dans le Loiret, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) réalise près de 15 000 examens auprès des nourrissons en centres de consultation et environ 6 500 visites à domicile. Ce service, placé sous l’autorité du président du Département, est chargé, selon la définition officielle, « d’assurer la protection sanitaire de la mère et de l’enfant ». Dans les mois à venir, la PMI va renforcer ses actions préventives, dans le cadre de la démarche intitulée Petits Pas, Grands Pas. Une initiative dans la droite ligne de la stratégie nationale de prévention et protection de l’enfance mise en place par le secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles, Aurélien Taquet, mais aussi du contrat de prévention et protection de l’enfance signé avec l’État. Florence Galzin, vice-présidente en charge de la Protection de l’enfance au Département du Loiret, précise d’ailleurs que « cette démarche est l’une des premières traduction concrète de cette contractualisation avec l’État qui comporte 39 fiches-actions ». Le Loiret est le deuxième département de la région à se lancer dans cette initiative (après le Loir-et-Cher);  il vient ainsi rejoindre la trentaine de départements engagés au niveau national.

L’idée de cette initiative est de développer le « contact prénatal universel » en envoyant systématiquement un SMS après la déclaration de la grossesse et en appelant les futures mamans au 4e mois afin de leur faire connaître les services apportés par la PMI, ainsi que son ouverture à toutes les familles. Même si l’entretien du quatrième mois de grossesse existe déjà depuis plusieurs années (il n’est cependant pas toujours utilisé), tout comme des réunions d’informations avec la CAF et la Sécurité sociale aussi, cette démarche est complémentaire. « Ce SMS est envoyé dès le début de la grossesse et un appel est effectué au quatrième mois afin d’évaluer les besoins de la famille, développe Florence Galzin. On va vers les familles, et non l’inverse. C’est notamment plus facile avec ce type de contact individuel d’évoquer certaines problématiques que dans le cadre d’une réunion collective. Par exemple, une personne sera plus à l’aise pour parler d’un problème d’addiction. On peut aussi, dans ce cadre-là, proposer un accompagnement. » 

L’image de la PMI

Cette démarche conjointe entre le Département et l’État englobe aussi des partenariats étroits avec la CAF, la CPAM, l’ARS, les professionnels de santé en lien avec la maternité et la pédiatrie au niveau hospitalier et libéral. Elle comporte également une part d’analyse du service de PMI et de formation des professionnels. Ce volet formation concerne par exemple les « postures des professionnels de la PMI dans leur approche des parents », détaille Charles Eury, chef de projet à l’Agence des Nouvelles Interventions Sociales et de Santé (ANISS), qui chapeaute cette démarche visant à outiller les services de PMI pour réduire les inégalités sociales de santé. « Pour que l’enfant soit bien sécurisé, il faut que le parent le soit. Le professionnel doit se positionner en accompagnant et être au besoin un relais vers d’autres interlocuteurs. Il doit mettre en place une relation de confiance avec les parents. » Les appelants seront donc eux-mêmes formés avant d’appeler les parents. 

« La prévention, c’est dans notre ADN », insiste Brigitte Hersant, médecin de la PMI, qui défend l’image de ce service public de prévention, dont elle répète qu’il est accessible à tous gratuitement. « Trop souvent, les familles ont en tête une image de la protection de l’enfance qui est souvent liée à l’Aide Sociale à l’Enfance », continue la praticienne. L’enjeu, à travers la démarche Petits Pas, Grands Pas, est clairement de faire connaître cette « porte d’entrée universelle qu’est la PMI et qui compte des professionnels formés et présents sur tout le territoire. C’est un service public qui n’est pas seulement là quand on n’a pas le choix ! » conclut Julie Bodard, la directrice de l’ANISS.

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