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Un jardin regroupe, à Orléans, plusieurs praticiens en médecine douce et alternative Esculape, le temple du bien-être
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Un jardin regroupe, à Orléans, plusieurs praticiens en médecine douce et alternative Esculape, le temple du bien-être

Un jardin regroupe, à Orléans, plusieurs praticiens en médecine douce et alternative Esculape, le temple du bien-être

Le Jardin d’Esculape, centre de bien-être, a ouvert ses portes en juillet 2019. Plusieurs praticiens se regroupent dans ce lieu au centre duquel s’épanouit un jardin enchanteur où poussent diverses fleurs et plantes avec lesquelles la fondatrice, Odile Cadart-Boisseau, concocte des tisanes et des gourmandises pour ses visiteurs. Découverte. ambre blanes
Ambre Blanes
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Esculape, le temple du bien-être

Célina Silva, de Natura’Elle, avait été la première à nous parler du Jardin d’Esculape, où elle reçoit aujourd’hui pour des massages aux pierres chaudes et des moments de détente appréciés. Intriguée par la pancarte donnant sur la route près de la tangentielle Est, elle avait, à l’époque, fini par pousser la porte du jardin : « j’avais découvert un lieu magique, se rappelle-t-elle. Odile Cadart-Boisseau, dont l’énergie se ressent dans chaque pièce, a su révéler l’âme de ces pierres. Les clientes que je reçois au Jardin sont unanimes : on s’y sent comme dans un cocon. C’était une évidence pour moi de faire partie de cette expérience collective. » 

Notre réaction, lorsque nous avons passé l’entrée, fut la même que celle des autres visiteurs qui se sont amusés de la difficulté à rendre le son produit par écrit. Ce son, ce serait un long « pfiouuu » mêlant émerveillement et surprise, lâché presque malgré nous : le jardin a, il est vrai, un effet apaisant immédiat et insoupçonné du dehors. Cet été, tandis que nous croquions un biscuit à l’hibiscus et sirotions un sirop de sureau fait maison, Odile Cadart-Boisseau nous a raconté la genèse des lieux.

S’ouvrir à d’autres pratiques

Pour la fondatrice de l’endroit, les médecines douces et alternatives étant complémentaires de la médecine traditionnelle, cela faisait sens de choisir Esculape (du nom du dieu romain de la médecine) comme nom de ce jardin, d’autant qu’Odile Cadart-Boisseau témoigne d’une longue carrière dans la pharmaceutique. Après avoir délaissé les alambics et la recherche sur les plantes pour partir en officine, elle eut alors l’opportunité de travailler dans le milieu hospitalier, d’abord en maison de convalescence, puis en établissement psychiatrique et enfin en clinique. Ayant fait le tour de la question, elle intégra ensuite le projet de regroupement des cliniques orléanaises en tant que chef de service. Mais le rythme effréné eut raison de son enthousiasme, et elle ressentit le besoin de se former à quelque chose qui lui plaisait : la naturopathie. Vinrent ensuite la médecine chinoise et les points d’acupression : ce fut une révélation. Plus Odile Cadart-Boisseau se formait, plus elle respirait. Son entourage professionnel ne se doutait de rien jusqu’à ce qu’elle leur prodiguât quelques remèdes pour lutter contre les maux de dos.

C’est à cette époque qu’elle éprouva la maladie, assortie de traitements lourds. Elle remit alors « les gros cailloux là où ils devaient se trouver » et repensa, à 50 ans, à son rêve de gosse. « Je suis retombée sur un ami du collège qui m’a rappelé que, depuis toute jeune, je souhaitais ouvrir une herboristerie, explique-t-elle. Puisque j’ai utilisé toutes les techniques que j’avais apprises sur moi-même, avec l’envie de partager mon savoir. J’ai vu plus grand qu’une simple herboristerie… » 

Le projet d’un centre de bien-être par les médecines douces et naturelles (avec une tisanerie !) mûrissait dans sa tête, jusqu’à penser rétablir la grange à l’abandon qui jouxtait sa maison, le jardin se tenant au milieu. Dans le temps, une famille d’arboriculteurs vivait en effet ici et des clayettes de pommes occupaient l’espace. Désormais, plusieurs pièces rénovées sont destinées à accueillir les visiteurs, le charme de l’ancien figé sur les poutres de bois se mêlant aux objets chinés et aux instruments de musique incongrus. Huit mois auront été nécessaires pour transformer les lieux, mais l’activité avait déjà démarré dans l’entourage amical, puis via le bouche-à-oreille, dès octobre 2018. Une amie a créé le logo du Jardin : deux mains et une plante grimpante, désignant le partage et rappelant le caducée du pharmacien. L’équipe se forma rapidement et, surtout, sur la base du feeling.

Art-thérapie, hypnose, relaxologie…

Aujourd’hui, une dizaine de praticiens y travaillent, créant même des ateliers communs, et la liste pourrait s’allonger à la rentrée. Entre les différentes techniques, dont la microkinésithérapie, la lecture biologique, la sophrologie, les massages ou la réflexologie, chaque personne qui veut remédier à ses maux saura trouver la praticienne qui lui conviendra le mieux. Odile Cadart-Boisseau aiguille d’ailleurs les visiteurs en ce sens. C’est le cas de Corinne qui, s’étant rendue au centre pour des troubles digestifs, lui est devenue fidèle au point de s’en faire l’ambassadrice. « Participer aux ateliers, c’est intégrer des outils que l’on peut reproduire chez soi, pour soi, explique cette dernière. Il existe tant de choses accessibles pour se sentir mieux. J’ai adoré repartir avec des petites fioles à la maison ».

Au Jardin d’Esculape travaillent ainsi Charlène et Stéphanie, respectivement art-thérapeute et praticienne en hypnose, qui découvrent de nouveaux instruments de musique dans le jardin. La première a vu l’endroit évoluer depuis le tout début, la seconde a rallié l’aventure le jour du déconfinement, le 11 mai dernier. Quant à Christine, relaxologue, elle a eu le coup de cœur le jour des portes ouvertes, en octobre 2019. Cherchant un lieu pour exercer, elle a su trouver en Odile Cadart-Boisseau l’expérience et l’écoute recherchées. Les commentaires bienveillants fusent dans le salon de jardin et notre hôte est très émue. Il faut dire que son énergie rassemble. Originaire du Maine-et-Loire, elle a creusé son trou à Orléans, 25 ans plus tôt : « certains disent qu’il y a des villes bien, d’autres moins bien, mais je crois que dans n’importe quel endroit, c’est le réseau qui fait la ville… », affirme-t-elle. À la façon d’une sorcière bien-aimée qui tambouille ses décoctions, elle a un remède pour tout, comme lorsqu’elle éloigne les guêpes qui nous agacent à l’aide d’huile essentielle de géranium…

Si bien que lorsque que nous quittons ces dames, nous repensons à ces vers verlainiens, avec déjà une certaine nostalgie dans l’âme de s’en retourner vers la ville : 

« Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,

Je me suis promené dans le petit jardin

Qu’éclairait doucement le soleil du matin,

Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle… « 

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à 16h30 et 17h30
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