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Les écoles au « car-test »

Les écoles au « car-test »

D’ici au mois de novembre, une école de l’Argonne va expérimenter le principe de la « rue scolaire ». Une évolution appelée par plusieurs parents d’élèves et par les membres de la communauté vélo d’Orléans.
Benjamin Vasset
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C’est peu de dire qu’ils ont été actifs. Depuis l’an dernier, des parents d’élèves orléanais, appuyés par des membres de la Vélorution, se mobilisent pour que le principe des « rues scolaires » soit testé à Orléans. Après avoir tenté de passer par le budget participatif de Ville, ils ont finalement vu leur revendication acceptée par la mairie, qui y a mis une condition : que les parents d’élèves de l’école désignée se prononcent favorablement sur ce projet. La semaine dernière, une consultation a ainsi été organisée à l’école Marie-Stuart, dans le quartier de l’Argonne, et plus de 80 % des parents se sont prononcées favorablement. Cette expérimentation va donc être effective à partir de lundi prochain et jusqu’au 19 novembre prochain. La rue de la Gendarmerie, où l’entrée principale de l’école Marie-Stuart est située, sera fermée à la circulation automobile le matin entre 8h05 et 8h55 et l’après-midi entre 16h15 et 16h45. L’objectif espéré est d’apaiser les conditions de déplacement des enfants et de leurs parents à ces heures de grande fréquentation. Si au bout d’un mois, l’expérimentation est validée par l’ensemble des acteurs concernés, elle deviendra pérenne. Pourra-t-elle être étendue à d’autres écoles d’Orléans ? « Toutes les rues et toutes les écoles ne sont pas éligibles, explique Chrystel de Filippi, adjointe à l’Éducation. Car quand on met en place ce système, il faut aussi pouvoir proposer aux parents qui viennent déposer leur enfant en voiture des places de stationnement. » En l’occurrence, pour l’école Marie-Stuart, des places sont disponibles au niveau du gymnase Gaston-Couté. Pour autant, d’autres écoles orléanaises pourraient tout de même suivre le mouvement.

Évoquée lors du Conseil municipal d’Orléans qui s’est tenue jeudi dernier, cette expérimentation de « rue scolaire » a été saluée par la majorité comme par les oppositions. Premier maire-adjoint à la Sécurité et ancien adjoint à l’Éducation, Florent Montillot ne s’est toutefois pas privé de faire remarquer que les rues menant à trois écoles orléanaises (par exemple la rue Serpente, sur laquelle donne l’école Roger-Secrétain) avaient, déjà, auparavant, été sécurisées par un système de barrières. « La sécurisation des rues à Orléans, ce n’est pas nouveau, ça existe même depuis 5 ans », s’est-il empressé de rappeler.

Plus de plastique dans les cantines d’ici 2022

Outre cette innovation, Chrystel de Filippi a également annoncé que les plastiques seraient supprimés des cantines orléanaises dès 2022. Elle a aussi rappelé que le programme de construction de « cours oasis » pour apporter de la végétation dans les cours de récréation serait établi au rythme d’un établissement par an, le premier désigné étant l’école du Jardin des Plantes, à Saint-Marceau. L’écologiste Jean-Philippe Grand, qui a apprécié cette démarche, a cependant appelé la mairie d’Orléans à faire plus vite : « Une cour oasis par an ? Comme il y a à peu près 60 écoles à Orléans, cela veut dire que ce programme prendrait 60 ans ! Il faut accélérer la mise en oeuvre  », a-t-il enjoint, en appelant également à une rénovation énergétique complète du parc des écoles orléanaises. Les écoles du Châtelet et Jean Zay seront cependant les premières à bénéficier de tels travaux, a répondu la majorité, qui a également indiqué qu’elle allait élargir les horaires de garderie de 18h à 18h30 à partir de janvier 2022.

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