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Lycées : les cantines plus chères

Lycées : les cantines plus chères

Dans un contexte tendu, le budget 2023 de la Région Centre-Val de Loire a été construit « dans le brouillard », selon les mots du président François Bonneau. La collectivité est ainsi contrainte d’augmenter légèrement le coût des repas dans les cantines des lycées, dont elle a la compétence.
G.M
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Les habitants l’ignorent à peu près tous, mais le budget d’une Région se compte en milliards d’euros. Celui du Centre-Val de Loire se montrera ainsi, en 2023, à 1,751 milliard d’euros, dont 1,085 milliard en dépenses réelles de fonctionnement et 580,1 millions en dépenses d’investissement. « Cela fait près de quarante ans que nous n’avions pas construit de budget dans un contexte d’inflation comparable », a expliqué lundi François Bonneau, président d’une Région qui a présenté un budget construit dans le « brouillard », car ne sachant pas comment la TVA, « qui constitue 60 % de nos recettes », allait évoluer. « Il y a aussi des incertitudes sur la consommation des ménages avec l’inflation grandissante, mais également un manque de visibilité concernant les recettes des cartes grises. Cette année, nous accusons 17 M€ en moins pour ces dernières. Et il y a encore des doutes sur le montant des dotations dans la dernière loi de Finances… » Tout n’est pas noir cependant, car la Région Centre-Val de Loire a fortement mobilisé les crédits européens. François Bonneau a également rappelé que la capacité de désendettement de sa collectivité se situait à 7,6 ans, « dans la moyenne basse des Régions ». Le président du Conseil régional a cependant relevé la remarque du CESER (Conseil Économique, Social et Environnemental Régional) sur l’impact possible du coût de l’énergie en 2023, notamment dans le cadre de la convention de TER. Mais l’élu affirme ne pas faiblir dans la négociation avec la SNCF et être prêt à en appeler à la solidarité nationale.

Tarification sociale en vue

Concrètement, en 2023, la Région versera plus de 213 M€ à la SNCF en fonctionnement et 7,2 M€ en investissement dans le cadre de la convention TER. Si la ligne de train Orléans-Châteauneuf ne devrait pas revenir sur le tapis avec l’État avant juin, François Bonneau a par contre annoncé la mise en place d’une ligne de ferroutage entre Orléans et le Havre, au départ du nœud ferroviaire des Aubrais. « Ce seront 172 camions en moins sur les routes », a assuré le président de Région. Côté lycées, où seront investis 70 M€, François Bonneau a reconnu pour l’an prochain, dans les cantines, « une augmentation des tarifs des repas de 3 % ». Mais l’élu s’est empressé de rappeler qu’elle aurait pu être de 12 %, et que cette hausse sera contenue « en renforçant notre stratégie de réservation (un quart des lycées le font aujourd’hui, ndlr) et en luttant contre le gaspillage ». François Bonneau a également annoncé la mise en place d’une tarification sociale à la rentrée.

La Région avance également sur sa stratégie numérique 2023-2028 : un enjeu qui va de l’inclusion numérique à la cybersécurité. Dans ce cadre, il y a notamment la sécurisation des données avec le déploiement d’un réseau de « fibre optique noire », qui concernera 145 sites régionaux, particulièrement les sites de recherche, d’enseignement supérieur et secondaire. Un partenariat autour du Data Center se construisant sur le site du BRGM sera également noué avec les universités de Tours, d’Orléans et l’Institut National des Sciences Appliquées. Le lancement d’un Climate Data Hub, un espace pour partager des données régionales au service de la lutte contre les effets du changement climatique, est aussi prévu.

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