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Des refuges urbains pour les oiseaux

Des refuges urbains pour les oiseaux

Les craintes se confirment : la population des oiseaux subit depuis plusieurs années une diminution constante, dans des proportions alarmantes. La LPO (Ligue de protection des oiseaux) tente d’enrayer ce phénomène en encourageant la création de refuges en ville, comme dans le parc privé de la Préfecture
FLORIAN MONS
BIODiVERSITÉ

Près de 30 % d’oiseaux disparus en trente ans, qu’ils vivent en milieu agricole ou urbain. C’est le bilan dramatique, rendu public fin mai, dressé par le Muséum d’Histoire naturelle, la Ligue de protection des oiseaux (Lpo) et l’Office français de la biodiversité, réunis en un réseau d’observateurs, sur la période 1989-2019.

A Tours, la Lpo Centre-Val de Loire confirme en partie ce déclin pour les oiseaux de la métropole. « Nous n’avons pas encore suffisamment de données locales et Tours est dans une situation particulière avec la Loire et les parcs, mais il est sûr, par exemple, que le moineau friquet y est en déclin depuis quinze ans », explique Vincent Licheron, directeur de la Lpo. Autre certitude, « c’est en grande partie l’artificialisation des sols et l’expansion urbaine qui sont en cause dans la modification des habitats des oiseaux. L’utilisation des pesticides compte également beaucoup dans ces disparitions. »

Chacun peut faire labelliser son jardin « refuge »

Pour aider les oiseaux de l’agglo et sensibiliser les habitants à leurs conditions de vie, la Lpo travaille à constituer des « refuges », un label associé à des terrains publics ou privés, dont les propriétaires « s’engagent à protéger le nature de proximité ». Une charte encadre ce label, déclinée selon que le propriétaire est un particulier, une collectivité ou une entreprise. Aux termes de cette charte, ils s’engagent à « créer les conditions propices à la vie du sol, de la faune et de la flore sauvage », à « préserver le refuge de toutes les pollutions » et à « réduire son impact sur l’environnement ».

A Tours, le parc privé de la préfecture – à ne pas confondre avec le jardin près du Vinci – bénéficiera de ce label. Un inventaire a en effet été réalisé, qui dénombre 35 espèces d’oiseaux considérées comme « remarquables », dont une grande aigrette, une sterne pierregarin ou encore un martin pêcheur. Mais on y voit également des pics épeiches, des goélands leucophée, mésanges, rougequeues ou pinsons… Pendant cinq ans, le lieu sera le cadre d’animations ou d’observations, en partenariat avec des écoles voisines. Mais, label ou non, chacun peut faire de son jardin un lieu accueillant pour les oiseau et la faune en général, en suivant les conseils diffusés sur le site de la Lpo.

 
d’infos
www.lpotouraine.fr
Facebook : LPO Touraine

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