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Véronique Debelvalet Branchée sur l’humain
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Véronique Debelvalet Branchée sur l’humain
Portrait

Véronique Debelvalet Branchée sur l’humain

Arrivée à la tête d’EDF Commerce Grand Centre en septembre dernier, Véronique Debelvalet entend mettre l’accent sur les valeurs et l’écoute, dans un management qui s’est adapté à la pandémie.
E.M.
2000, Arrivée au groupe EDF
2010-2012, Formation Trium Executive MBA (HEC/NYU/London School of Economics)
2019, Directrice adjointe EDF Commerce Sud-Ouest

Un peu plus de vingt ans. C’est le temps qu’a déjà passé Véronique Debelvalet chez EDF. Entrée dans le groupe en 2000, à la faveur d’une vague de recrutement nourrie par la réforme des 35 heures et l’ouverture à la concurrence, elle dirige depuis septembre dernier EDF Commerce Grand Centre. Six cents collaborateurs environ, répartis entre Tours, siège de la direction commerciale régionale, Angoulême, La Rochelle et Limoges. Après un poste de directrice adjointe dans le Sud-Ouest, elle ne semble pas avoir eu de mal à enfiler le costume de directrice, avec l’appui de ses proches : « Cela fait quinze ans que je change de poste tous les trois ans, donc nous avons fait le choix avec mon époux, chef d’entreprise, que notre famille reste à Angoulême. J’ai un studio à Tours. Et de toutes façons j’ai un travail de nomade ! »

Télétravail : défi relevé !

Dans cette équation, la pandémie et l’arrivée du télétravail ont chamboulé le quotidien de la nouvelle directrice, tout comme celui des salariés EDF : « Le Covid a eu des effets positifs, comme décomplexer le télétravail pour les dirigeants par exemple. C’est moins de déplacements, moins de fatigue, et plus d’efficacité. En 2020, nous avons tous fait du télétravail de manière intensive, en improvisant des solutions efficaces. » Non sans fierté, la directrice ajoute : « En quinze jours tous nos centres d’appel ont été transférés au domicile de nos conseillers, qui sont tous en France. On a démontré que c’était possible, et aujourd’hui, la question, c’est : comment faire pour travailler autrement, en hybride, de manière durable ? »

Avec le nouvel accord de groupe conclu à l’automne, EDF a ainsi repensé ses rythmes de travail et ses modes de management. Pour les postes « télétravaillables », les salariés pourront être à distance jusqu’à 50 % du temps. Les chefs d’équipe et autres managers ont-ils encore leur place dans un système où les employés sont chez eux, en autonomie ? « Ils sont encore plus importants ! En télétravail, c’est le manager qui maintient le lien social entre les salariés et l’entreprise, qui alimente les relations entre collègues, avec un rythme de travail, des feedbacks, des objectifs… Avec le Covid on a fait confiance à nos salariés, et ils nous l’ont rendu au centuple. Je crois beaucoup à l’hybride. »

« Le management, c’est faire grandir les gens »

Il faut dire que la directrice opte souvent pour la confiance en ses collaborateurs, auxquels elle demande d’être francs et honnêtes, tant qu’il s’agit de faire progresser l’individu et l’entreprise. Si elle occupe donc la vigie du « Galion », bâtiment qui abrite aux Deux-Lions les quelque 300 salariés des services commerciaux, Véronique Debelvalet n’est pas dans une tour d’ivoire. « Bien sûr, en dernier ressort, c’est vous qui tranchez, vous portez la responsabilité de la prise de décision. Mais j’aime prendre l’avis des autres, en m’entourant de profils différents du mien. Car aussi fort que vous soyez, il est impossible d’avoir une vision à 360º de la situation. Et prendre une décision seule peut donc s’avérer dangereux. »

Faut-il voir dans cette ouverture aux autres les bénéfices de son passage par le TRIUM Executive MBA ? EDF lui a ouvert les portes de cette formation de deux ans. En parallèle de son travail, elle a cumulé les sessions à HEC Paris, à la New York University Stern School of Business, à la London School of Economics et des voyages en Chine ou en Inde pour découvrir l’économie des pays émergents. La future directrice s’est « enrichie autant par les enseignements reçus que par les rencontres avec les autres participants de 35 nationalités différentes. Cela a été une expérience extraordinaire ! ». À l’époque, pas question pour elle de quitter le groupe EDF : « Je n’ai pas un esprit d’entrepreneur, je savais que j’y allais pour m’enrichir puis revenir. J’aime manager de grandes équipes, mais aussi partager des valeurs dans mon travail. »

Les valeurs – celles d’EDF : respect, solidarité, responsabilité – sont pour elle les clés de la fidélisation des salariés et des recrutements de profils qualifiés. « Vous venez travailler avec plaisir et vous êtes bon si vous comprenez le sens qu’a votre métier, son importance au sein de l’entreprise », précise-t-elle. On glisse le mot à tous ces secteurs qui peinent à recruter ?

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